Chapitre 13 – Dans les bains

TW: Ce chapitre contient des scènes érotiques explicites.

Seren s’éveilla. Elle se sentit étrangement en forme, comme après une très bonne nuit de sommeil. Contrairement aux autres fois, elle se souvenait presque parfaitement de tout ce qui s’était passé dans l’arène et après. Elle pouvait encore sentir la chaleur de Rain et sa bienfaisante magie. Elle se redressa doucement dans le lit et découvrit qu’elle était propre et nue. La maison était étrangement calme, silencieuse. Elle n’entendit aucun bruit de pas dans le couloir, aucun murmure d’elfes.

Soudain sa porte s’ouvrit avec fracas et une elfe d’une soixantaine d’années entra, un plateau plein de victuailles dans les bras. Ses cheveux gris étaient retenus pas un chignon serré sur sa nuque et elle débordait tellement de vitalité et d’énergie que la chambre de la jeune elfe en vibrait presque. Vivement, Seren remonta les draps sur sa poitrine. Voyant son geste, la vieille femme ricana :

– Allons, Dahlen, tu n’as rien à cacher que je ne connaisse déjà ! Et qui t’as lavée et changée à ton avis hein ? Tu es encore revenue couverte de sang.

– Marva ? Mais que fais-tu ici ? Tu ne quittes jamais tes chères cuisines d’habitude !

– Il fallait bien que quelqu’un s’occupe de toi ! Je sais que Tia aimait le faire et je ne pense pas que la petite apprécierait que l’une des morveuses qui sert d’esclaves à Darius s’en charge à ma place.

Elle déposa le plateau sur les genoux de Seren.

– Tiens, je suis sûre que tu meurs de faim depuis hier soir.

– Donc je ne suis restée endormie que pendant une nuit. Qu’est-ce qu’il s’est passé après le combat ? Je crois… je crois m’être endormie comme une masse.

– Oh eh bien Maître Darius semblait très heureux de ta victoire. A vrai dire je l’ai rarement vu aussi joyeux. Et je suis là depuis sa naissance ! Tu as dormi comme une souche pendant la nuit et une bonne partie de la journée. Le soleil va se coucher dans quelques heures.

– Oui je crois que Darius vient de gagner une très grosse somme d’argent.

– Cela expliquerait sa soudaine bonne humeur. Il a été invité chez l’un de ses « amis » pour fêter sa victoire dignement. Je ne crois pas qu’il faille l’attendre avant demain. D’ailleurs il a donné un jour de repos à toute la maison ? Tu le crois ça ? Une grande partie des esclaves en a profité pour sortir s’amuser un peu. Il ne reste pratiquement plus personne à la maison. Que les plus vieux pour qui une journée de repos ne veut plus rien dire après tout ce temps.

– Je te remercie pour le plateau, ça a l’air délicieux.

Seren attaqua la nourriture avec enthousiasme, dévorant tout, comme après chaque combat. Après quelques minutes, elle osa enfin demander.

– Et comment va Rain ? Il a encore dû utiliser une grosse quantité d’énergie pour me soigner.

– Oui, c’est même lui qui t’as ramené à la maison. Il a dormi pendant un moment lui aussi, il n’a pas voulu que je m’approche de toi pendant un long moment.

La vieille elfe regarda Seren avec un air étrange.

– Dahlen, y’a-t-il quelque chose entre vous ?

La jeune femme rougit violemment tout en niant fébrilement :

– Non, non. Bien… bien sûr que non !

– Oh. Je ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regardait pas. Je voulais juste te mettre en garde c’est tout. Aussi beau et charmant soit cet humain, il ne pourra pas t’arracher à Darius. N’oublie jamais que tu es une esclave et pas lui.

Seren fronça les sourcils, même si c’était exactement les mêmes arguments qu’elle avait avancé à Rain pour arrêter leur relation récente, les entendre dans la bouche de cette femme, qu’elle avait connaissait depuis longtemps, l’agaça fortement.

– Ne t’inquiète pas Marva, je suis une adulte responsable et je sais ce que je fais. Et même si ma relation avec Rain ne te regarde en rien, sache qu’il n’y a rien du tout entre nous.

La cuisinière leva les mains en signe de reddition.

– Bien, très bien ! C’est toi qui vois Seren ! Je te laisse ! J’ai encore du travail dans les cuisines, pas de repos pour les braves !

Elle s’éloigna et s’apprêta à ouvrir la porte quand Seren la stoppa :

– Merci encore Marva. Est-ce que… est-ce que tu sais si Rain est encore à la maison ?

Avec un léger regard de reproche, Marva lui répondit :

– Je crois qu’il se trouve dans les bains.

Après une pause, elle ajouta :

– Soit prudente, Dahlen.

Elle referma doucement la porte derrière elle. Seren soupira et se passa une main nerveuse dans les cheveux. Bizarrement, elle arrivait presque à se souvenir de tout ce qui s’était passé pendant sa transe de Berserker. Elle se rappelait du combat mais surtout de l’après. Elle avait vainement tenté de revenir à elle, mais le brouillard rouge ne voulait pas se retirer. Et puis Rain était arrivé et déjà le Berserker en elle reculait, mais il était toujours là et son instinct aiguisé de survie avait failli blesser son ami. Mais sa voix, son parfum, sa chaleur l’avait ramené, petit à petit. Malheureusement, la douleur avait fait surface en même temps, une douleur terrible, intense, qui l’avait ravagé. Seule sa magie l’avait maintenu hors des ténèbres.

Elle devait bien se rendre à l’évidence, elle avait besoin de lui. Elle se rappela également qu’elle avait eu l’impression pendant le combat que le géant avait été maitrisé pendant quelques minutes grâce à la magie. Elle pourrait presque jurer qu’elle avait vu Rain en plein sortilège. A quoi bon stopper toute relation entre eux pour le protéger s’il n’en faisait qu’à sa tête et se mettait délibérément en danger.

Elle commençait vraiment à se demander si elle avait bien fait d’arrêter. Après tout ils étaient bien ensemble, enfin de son point de vue en tout cas. Non, elle était loin de la vérité, la nuit avec Rain avait été la plus belle de sa vie. Naïvement, elle avait pensé, dans le secret de son cœur, qu’un jour Darius la verrait autrement, comme une égale. Il briserait alors sa servitude et lui demanderait de partager sa vie. Fini les combats, fini l’esclavage. Mais c’était là le vrai rêve. Elle ne se rendait compte que maintenant que Darius n’était pas l’homme qu’elle imaginait, et surtout que jamais, au grand jamais il ne la regarderait différemment. Elle n’était rien pour lui, absolument rien et cela ne changerait pas.

Avec Rain tout était tellement différent. Ils étaient devenus amis, petit à petit, puis amants. Et tout avait été si naturel, si parfait. Elle savait que jamais Rain ne lui ferait de mal, ne la jetterait dans une arène à la tête d’un géant. Elle voulait que les instants qu’ils avaient partagés continuent, passer ses nuits avec lui, sentir ses mains sur elle, sa bouche sur la sienne. Faiseurs, elle le désirait tellement ! Peu importe que cela ne mène nulle part. Mais était-elle prête à mettre la vie de Rain, l’homme qui était devenu plus important que n’importe qui à ses yeux, en danger ? Pouvait-elle être si égoïste ? Serait-elle assez forte pour faire face aux conséquences de cette relation ? La colère de Darius, s’ils étaient découvert, la douleur d’être séparée de lui quand Rain partirait …

Tellement de choses pouvaient mal tourner. Mais son désir pulsait tellement fort qu’il faisait presque taire sa raison. Elle voulait le voir… maintenant.

Brusquement elle se leva, enfila une longue robe de chambre en soie qui toucha sa peau comme une tendre caresse et remonta à la va vite ses cheveux sur la tête. Pieds nus, elle ouvrit la porte de sa chambre et ses pas se dirigèrent d’eux même vers les bains.

Lorsqu’elle commença à voir de la vapeur elle ralentit l’allure puis s’arrêta. Elle hésita un instant, resserra les pans de sa robe de chambre et finit par entrer doucement. Elle n’avait rien préparé, ne savait même pas trop ce qu’elle faisait là, mais elle continua à avancer.

Enfin à travers la fine vapeur elle aperçut le bassin. Rain était immergé dans l’eau jusqu’à la taille, les bras étendus sur le rebord du bassin, la tête légèrement rejetée en arrière. De fines gouttes d’eau s’étaient prises dans ses cheveux et sa barbe, et ses yeux mi-clos brillaient comme ceux d’un fauve.

Il était magnifique et exhalait une telle sensualité et une telle force que Seren eut soudain les lèvres sèches et elle sentit ses joues s’enflammées. Lorsqu’il prit conscience de sa présence, il baissa la tête et croisa son regard. Seren était comme hypnotisée. Elle avança doucement vers le bassin. La jeune femme releva légèrement sa robe de chambre sur ses jambes et s’assied au bord du bassin. L’eau arrivait jusqu’au milieu de ses mollets et le tissu de son habit, remonté jusqu’en bas de ses cuisses, formait comme une corolle autour d’elle. Inexplicablement, la tension entre eux était presque palpable. Elle n’arrivait pas à détacher son regard du sien et ne savait pas trop comment aborder la conversation. Finalement elle se lança :

– Merci pour hier soir.

– C’est mon travail, tu n’as pas à me remercier.

– Nous savons tous les deux que tu as fais bien plus que ton travail.

Rain haussa un sourcil.

– Comment cela ?

– Tu m’as aidé contre le géant. Je l’ai vu, tu lui as jeté un sort n’est-ce pas ?

– Je ne vois pas de quoi tu parles.

– Bien, ne l’avoue pas si tu veux. Saches que je sais. Mais tu ne peux pas nier m’avoir aidée à… à revenir à moi.

– Je ne le nie pas.

Ses réponses étaient des plus laconiques. Comment lui dire ? Comment lui faire comprendre qu’elle le désirait plus que tout. Non elle ne pouvait pas. Elle allait se relever quand Rain la stoppa net.

– Que fais-tu là Seren ?

Elle pouvait encore reculer, s’enfuir. Mais elle ne voulait plus fuir. Elle avait été esclave une bonne moitié de sa vie, elle voulait maintenant la prendre en main. Et cela commençait par faire preuve de courage.

– J’ai eu tort Rain, j’ai besoin de toi.

Une lueur presque dangereuse s’alluma dans le regard de Rain. Mais il ne bougea toujours pas.

– Besoin de moi pour quoi exactement ?

Faiseurs, il ne lui fait facilitait vraiment pas la tâche et lui faisait perdre tous ses moyens.

– Pour… pour …

Elle n’eut même pas le temps de bégayer davantage. Rain utilisa un sort qui le déplaça devant elle en un battement de cil. Il avait posé les mains de part et d’autre de sa taille, sa tête arrivait presque au niveau de celle de la jeune femme. De surprise, Seren écarquilla les yeux et n’osa pas bouger. Rain semblait presque énervé. Qu’avait-elle dit ? Qu’avait-elle fait ? Lentement l’humain se pencha vers elle et remonta vers son oreille où son souffle caressa sa peau, la faisait frissonner de la tête au pied.

– Pour quoi, Seren ? Pour recommencer ce que tu as voulu arrêter ?

Venait-il de lui jeter un sort ? Elle n’arrivait plus à penser, ni à parler. Elle aurait voulu lui expliquer qu’elle avait autant besoin d’un ami que d’un amant, même si en ce moment son corps criait presque son envie d’être touché et qu’elle avait été profondément blessée de le voir avec Emilia. Mais elle ne sut qu’hocher doucement la tête.

– Que crois-tu ? Que je ne suis qu’un jouet que tu sors lorsque tu en as envie et que tu rejettes quand tu reviens à la raison ? Je ne suis pas à ta disposition Seren.

Enfin elle arriva à souffler :

– Non …

– Si tu ne recherches qu’une délivrance physique, tu peux te la procurer sans moi.

Sans la quitter des yeux il lui prit la main et la porta à ses lèvres. Il prit deux doigts dans sa bouche et les suça doucement. Seren cessa tout à fait de respirer et tremblait presque d’anticipation. Il libéra finalement ses doigts et guida sa main vers l’entrejambe de la jeune femme, tandis que son autre main écarta légèrement ses jambes et le tissu de sa robe de chambre avec. Elle sursauta légèrement en sentait ses propres doigts humidifiés par la salive de Rain contre ses chairs intimes. Elle gémit lorsque ses doigts, toujours guidés par l’humain trouvèrent son clitoris, et elle ne put s’empêcher de les bouger pour titiller son bourgeon déjà gonflé de plaisir. Rain lui fit faire le tour de ses lèvres et s’approcha de l’entrée de son intimité. Lorsqu’elle sentit qu’il guida ses doigts en elle, elle cria doucement, et voulut s’agripper à l’épaule du jeune homme. Mais celui-ci ne la laissa pas faire et plaqua sa main contre le marbre qui entourait le bassin. Il lui fit faire de léger mouvement de vas et vient. Toujours prisonnière de son regard, Seren ne savait plus que penser. Elle avait besoin de le toucher et qu’il la touche également. Mais son corps se contentait apparemment de ce qu’elle lui donnait, et de la simple caresse du regard de Rain. Elle sentit rapidement l’orgasme approcher, haletait et gémissait doucement.

– Alexei, s’il te plait…

Mais le jeune homme resta sourd à ses suppliques et ne lâcha pas sa main, accélérant, au contraire, le mouvement. Finalement Seren se laissa aller au plaisir avec un petit cri, mais son orgasme se teintait presque d’une certaine tristesse. Ça n’était pas cela qu’elle voulait, elle le voulait lui. Elle devait trouver le moyen de lui faire comprendre. Elle releva la tête, qu’elle avait baissé pendant l’orgasme, et retrouva son regard brillant.

Il retira ses doigts, les porta à nouveau à sa bouche et les lécha doucement, fermant brièvement les yeux pour savourer le nectar qui les trempait. Cela fait, il garda prisonnière sa main.

– Tu vois, lui dit-il, tu peux très bien faire cela toute seule. Je répète donc ma question ; pourquoi as-tu besoin de moi ?

Si elle n’arrivait pas à se reprendre très vite, elle allait le perdre définitivement, elle le sentait. Heureusement les mots franchirent à nouveau ses lèvres. Les joues rougis, les yeux pétillants et pleins de larmes, à sa grande honte, c’est presque avec colère qu’elle lui énuméra :

– J’ai besoin de ton corps, j’ai besoin de ta tendresse, j’ai besoin de me sentir proche de toi, j’ai besoin de te parler, j’ai besoin de la sérénité que tu me procures et j’ai besoin de savoir que tu ressens la même chose et que tu n’iras pas chez une autre femme que moi.

Le regard de Rain s’adoucit légèrement mais il ne la relâcha pas pour autant.

– J’y étais prêt, Seren, c’est toi qui ne voulais pas continuer. Moi, j’ai besoin de savoir que tu ne vas pas me rejeter encore et que tu es prête à faire face à ce qu’il adviendra.

Le regard déterminé, Seren n’hésita pas à lui avouer.

– Je préfèrerais mourir que de rester loin de toi, je l’ai compris.

Rain soupira et posa son front contre celui de la jeune elfe.

– Ca n’est pas ce que je te demande Seren. Je ne souhaite pas que tu meures pour moi, juste que tu acceptes que ce l’on pourrait vivre tous les deux en vaut la peine.

– Mais je l’accepte ! Je t’en prie laisse-moi te toucher…

Rain obtempéra enfin. Très doucement, et avec des mains tremblantes, Seren approcha sa main de la joue de Rain, son autre main se posa sur son épaule et remonta vers sa nuque. Elle pencha légèrement le visage vers lui et leurs lèvres se trouvèrent et se frôlèrent, en une caresse tendre et aérienne, comme pour contrebalancer la froideur de leur première étreinte. Enfin, presque au même moment, ils écrasèrent leurs bouches l’une contre l’autre. Seren ouvrit aussitôt les lèvres, et gémit quand la langue de Rain caressa la sienne. Elle avait passé ses bras autour de son cou et plongé ses doigts dans les cheveux mouillés de Rain. Ses jambes s’ancrèrent autour de la taille de l’humain et le serra contre elle. Rain avait une main bien callée contre sa nuque alors que l’autre empoigna un sein qu’il massa à travers la soie. Il pinça gentiment son mamelon, faisant crier la jeune femme dans sa bouche.

Lorsqu’il l’avait vu apparaître, drapée dans sa longue robe de chambre qui ne cachait rien de son corps, les cheveux relevés, il avait failli perdre le contrôler et rompre sa promesse. Cela lui avait coûté de rester sans la toucher pendant qu’il lui faisait se donner du plaisir. Il avait bien senti qu’il l’avait peiné mais il voulait être sûr de sa résolution. Ainsi il comptait bien se faire pardonner. Sans cesser de l’embrasser, les mains du jeune homme se posèrent sur la ceinture de Seren et luttèrent quelques secondes pour en défaire le nœud. Enfin il put ouvrir les pans de sa robe de chambre et faire glisser le tissu le long de ses bras. Seren s’en débarrassa rapidement avant de remettre ses mains sur son torse. Elle lui mordilla gentiment la lèvre inférieure tout en descendant ses mains, griffant doucement sa peau au passage. Rain se détacha des lèvres de la jeune elfe et fit descendre les siennes le long de sa gorge. Il gémit lorsque les doigts de Seren passèrent sous l’eau et se refermèrent sur son membre, gonflé depuis le moment où il avait pris les doigts de la jeune femme dans sa bouche. La sienne se referma sur un mamelon durci alors que la main de l’elfe serra plus fort en imprimant un mouvement du haut vers le bas. Cela le rendit fou de désir et il dévora littéralement la poitrine de Seren. Ils devaient ralentir la cadence, sinon il n’allait pas tenir. Il posa donc sa main sur celle de Seren et la stoppa :

– Doucement, nous avons tout notre temps.

Seren le lâcha et chercha son regard. Elle lui répéta :

– J’ai tellement besoin de toi.

Rain lui sourit et la prit par la taille. Il la souleva et la plongea dans l’eau. Accroché au cou et à la taille de l’humain, Seren rit. Elle commença à frotter son bassin contre lui créant de petites vagues autour d’eux. L’humain lui agrippa les fesses, accompagnant ses mouvements. Il lui mordit la lèvre et murmura :

– Andrasté ! Seren …

Elle l’embrassa alors, accélérant ses mouvements. Elle descendit ensuite vers son menton et remonta le long de sa mâchoire puissante jusque son oreille dont elle suça le lobe.

– J’ai envie de toi …

Au même moment, elle s’empala violement sur son sexe, leur arrachant un cri à tous deux. Elle ne bougea plus, la tête rejetée en arrière, le dos cambré, savourant simplement la douce sensation de son corps à nouveau complet. Puis elle se redressa et le regarda. Rain leva la main vers son visage et traça la cicatrice qu’elle avait en travers de l’œil, dans un geste tendre dont lui seul avait le secret. Il l’embrassa chastement sur les lèvres et lui dit :

– Nous devrions sortir de là.

– Mmm, l’ennui c’est que je suis très bien où je suis.

– Et tu seras encore mieux si nous sortons de ce bassin, crois-moi.

Seren soupira et se détacha à regret du corps de Rain. Il la guida vers le rebord puis s’y hissa en position assise. Il tendit alors la main vers Seren mais celle-ci avait d’autres projets en tête. Elle profita de la position de Rain pour prendre son sexe en bouche, sans mise en garde, arrachant un cri à l’humain. D’instinct il posa les mains sur sa tête, mêlant ses doigts dans les mèches de Seren. Celle-ci faisait lentement bouger sa tête du haut vers le bas, resserrant ses lèvres sur la peau tendre de son membre et en engloutissant autant que possible. Andrasté que c’était bon ! Elle prit soin de s’attarder sur son gland qu’elle lécha consciencieusement, avant de reprendre ses mouvements. Sa bouche était si chaude, si délicieusement humide.

– Seren remonte vers moi.

La jeune elfe poussa un grognement de protestation mais n’arrêta pas. Rain tira alors sur ses cheveux pour l’obligea à relever la tête.

– Je ne te demande pas d’arrêter mais de me rejoindre. Fais-moi confiance tu vas aimer.

Intriguée, Seren obtempéra. Rain l’embrassa violement avant de se coucher sur le dos.

– Viens par là.

Il lui indiqua ce qu’il voulait et de plus en plus curieuse l’elfe se mit à califourchon, juste au-dessus de sa tête face au bassin. Elle comprit ce qu’il voulait faire mais ne voyait pas… Elle perdit le fil de ses pensées quand elle sentit les lèvres de Rain sur son sexe et bascula légèrement en avant. Avec un sourire, elle vit enfin ce qu’il attendait d’elle. Elle se pencha donc encore plus pour reprendre son membre en bouche. Faiseurs ! Entre les lèvres de Rain, sa langue qui fouillait son intimité et son sexe dans la bouche, elle avait l’impression qu’il était partout. Et elle adorait ça. Elle continua comme elle put ses mouvements mais se rendit compte que la tâche était plus difficile, surtout lorsque les dents de Rain trouvèrent son clitoris. C’était comme une bataille, à celui qui ferait craquer l’autre en premier, ils y mirent tout leur cœur. Si bien que les muscles des jambes de Seren commencèrent à trembler et les vas et viens de la langue de Rain eurent raison d’elle. Elle cria autour du membre de Rain créant des vibrations qui faillirent le faire jouir. Heureusement il était trop occupé à lécher le nectar que Seren venait de libérer.

Seren se dégagea et fendit sur sa bouche, l’embrassant à perdre haleine, entrecoupant ses baisers par des murmures presque incohérents :

– Faiseurs…tellement…ai besoin de toi en moi…supplie…Alexei…

Rain se releva et l’aida à en faire de même. Il prit son visage entre ses mains et l’embrassa, tout en la faisant reculer contre le mur le plus proche. Le froid des carreaux de la mosaïque contre sa peau brulante arracha un petit cri à la jeune elfe. Leur différence de taille était juste parfaite, et il n’eut qu’à lui releva la jambe pour s’enfoncer à nouveau en elle. Il entama immédiatement un va et vient rapide. Seren hurla de bonheur et posa ses mains sur les épaules de Rain, essayant de suivre le rythme de ses coups de reins. L’autre main de Rain s’était perdue dans ses cheveux et il lui maintenait la tête contre le mur. Dans cette position, elle ne pouvait que plonger son regard dans celui de l’humain.

– Plus fort, Alexei, je t’en prie.

Le jeune homme lui sourit malicieusement et ralentit délibérément l’allure, adoptant un rythme douloureusement lent. Il se pencha vers elle et l’embrassa doucement. Seren protesta mais il ne fléchit pas, gardant ce rythme pendant encore de longues minutes, la regardant dans les yeux pendant qu’il faisait aller et venir son membre en elle, se retirant presque entièrement avant de s’enfoncer doucement le plus loin possible.

Soudain, il vit des tâches rouges dans les pupilles dilatées de Seren.

– Hey Seren, reste avec moi, reste avec moi !

Il l’embrassa passionnément, accélérant légèrement la cadence. Lorsqu’il plongea à nouveau dans ses yeux, il n’y vit, avec soulagement, que du vert mousse.

Seren n’en pouvait plus, elle avait besoin qu’il la prenne, vite, fort et elle en sanglotait presque de frustration. Soudain il se retira et la retourna. Ses mamelons sensibles entrèrent en contact avec le froid des carreaux. Cherchant un contact avec le corps de Rain elle recula légèrement les jambes et se pencha vers l’avant, lui présentant sa croupe. Les mains de Rain trouvèrent ses hanches qu’il agrippa puis d’une seule poussée il se réinstalla dans la chaleur de son corps. Elle sentit ensuite l’une de ses mains sur la sienne, crispée contre le carrelage et il emmêla ses doigts aux siens. Il embrassa sa nuque avec révérence avant de la prendre, enfin, comme elle le souhaitait. Ses hanches bougeaient à un rythme frénétique, vite, fort comme elle lui avait demandé. La salle résonnait de leurs cris mutuels et du bruit de la chair contre la chair. Seren était maintenant si près de la jouissance qu’elle voyait des étoiles devant ses yeux. Lorsqu’elle sentit Rain jouir en elle dans un cri guttural, elle bascula elle aussi. Tout son corps se crispa et elle hurla son prénom. Elle sentit le front de Rain appuyé contre son épaule, alors que l’humain essayait de retrouver son souffle. Faiseurs elle aurait tellement voulu que ce moment dure à jamais. Mais elle savait que tôt au tard elle serait séparée de lui. Rain lui embrassa l’épaule et se retira. Seren se tourna vers lui et rencontra son regard surpris. Doucement il posa sa main sur sa joue et lui demanda :

– Tu pleures ?

Elle ne s’en rendit compte qu’à cet instant. Elle essaya de lui sourire mais faillit. Alors elle se jeta à son cou et y enfouit son visage. Rain la prit dans ses bras :

– Tout va bien, je suis là, tout va bien…

Oui il était là, et elle allait devoir profiter de chaque instant.

Chapitre précédent

Chapitre suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *