Chapitre 12 – Celui qui tombe à pic

S’adapter à sa nouvelle situation lui prit plus de temps qu’escompter. Elle trouvait excessivement frustrant de voir à nouveau mais de s’en trouver néanmoins handicapée. Elle mit des jours avant de pouvoir à nouveau ne serait-ce que toucher une cible avec son arc ! Et encore elle savait qu’elle devait ce « miracle » à l’enchantement de son arc et pas à son œil. Elle en devint passablement grognon, la patience n’avait jamais été son fort. Adan fit son possible pour la rassurer et la complimenter pour ses progrès, mais elle voulait que ça aille plus vite. En attendant elle avait recommencé à prendre soin de son jardin, même si elle ne pouvait toujours pas voir les cendres et les poutres noircies de la petite maisonnette sans ressentir un violent coup au cœur. Elle recommença à faire quelques potions et poisons simples pour se remettre en jambe, et de tout façon toutes ses réserves avaient disparues.

Enfin au bout de quelques semaines elle mit régulièrement dans le mille et sentait qu’elle avait à nouveau le contrôle de son corps et de ses mouvements. Ce même jour, elle eut des nouvelles de Seth. Il semblerait qu’une terrible bataille avait fait rage à Darse, quartier général de l’Inquisition. Beaucoup de morts et un village détruit, mais l’Inquisition tenait à faire savoir que « l’Inquisiteur » avait à nouveau miraculeusement survécut et qu’ils en sortaient grandis. Noria aurait tellement voulu être à ses côtés, il semblerait que l’on ne s’ennuie jamais avec lui !

Ces quelques nouvelles lui redonnèrent un coup de fouet. Elle accéléra son entrainement, ne s’arrêtant que lorsque l’obscurité l’empêchait de distinguer correctement sa cible.

Finalement elle supplia son frère de l’accompagner en excursion pour quelques jours. Elle avait besoin de prendre l’air. De se retrouver un peu seule, c’est ce qui lui manquait le plus. Depuis son accident, sa famille avait beaucoup de mal à la laisser plus d’une minute. Elle étouffait littéralement, avait besoin d’air et de se retrouver. Elle savait que son père ne la laisserait jamais partir seule donc elle se tourna naturellement vers son grand frère. Etre la petite dernière avait ces avantages, notamment le fait que lorsqu’elle faisait ses yeux de hahl battu, elle arrivait souvent à ses fins, surtout avec Adan.

Ils partirent tôt le lendemain matin et lorsqu’ils furent hors de vue du camp, Noria poussa un profond soupir de soulagement. Pleine d’allégresse elle embrassa bruyamment son grand frère sur la joue.

– Merci Adan ! J’avais vraiment besoin de m’échapper !

Le jeune elfe éclata de rire.

– Je sais No. Et je pense que tu me dois, au moins, une reconnaissance éternelle.

Ils prirent leur temps et profitèrent de ce moment de complicité, campant à la belle étoile, chassant et cueillant leur nourriture. Elle le laissait guider la marche et ne fit pas vraiment attention à leur destination ou leur direction.

Après quatre jours de marche, Adan lui annonça qu’il était sur le chemin du retour. L’après-midi touchait à sa fin lorsqu’ils entendirent des voix toutes proches, des voix d’hommes au timbre guttural. Intrigués, les deux elfes se rapprochèrent silencieusement.

– Bon les gars, on a peu de temps avant que la nuit tombe. L’attaque est prévue au crépuscule pendant leur repas. Ils seront distraits et surtout l’obscurité les empêchera de nous avoir avec leurs flèches. Pas de quartier d’accord ? On exécute la mission et on empoche l’argent. Et je vous rappelle qu’il y en a un paquet ! On nous paie pour faire disparaître le clan de ce pseudo « Inquisiteur » et c’est ce qu’on va faire.

L’homme qui venait de parler, certainement leur chef avait une forte carrure et des cicatrices plein le visage. Il portait à son flanc une hache impressionnante. A côté de Noria, c’était tout bonnement un géant !

La trentaine d’hommes qui l’entouraient acquiescèrent silencieusement, tous plus menaçant les uns que les autres.

Noria sentit son sang bouillir dans ses veines. Ils projetaient de massacrer le clan Lavellan, femmes et enfants compris. Le clan de Seth ! Certes elle savait que l’elfe ne vouait pas un grand amour à son clan mais il devait tout de même y avoir des attaches, sa mère, des amis d’enfance…

Elle ne s’était pas rendu compte qu’ils se trouvaient si proches des Lavellan.

Elle devait stopper ça, elle devait faire quelque chose ! Elle fit signe à son frère de battre en retraire et hors de portée d’oreille, elle murmura :

– Adan, on ne peut pas les laisser faire ! Je vais courir prévenir les Lavellan, toi, suis-les discrètement et lorsqu’ils sont proches du clan, fonce me prévenir. A tout de suite frérot, sois prudent.

Elle allait partir mais Adan la retient par la main :

– No, toi aussi, soit prudente, n’en fait pas trop d’accord ? Tu te remets à peine.

Elle lui sourit, confiante :

– Ne t’en fais pas. Tout se passera bien !

Elle laissa Adan derrière elle et courut vers le clan Lavellan. Heureusement elle sût se repérer rapidement, ayant déjà eu l’occasion de passer dans le coin. Elle remarqua tout de suite les nombreuses marques de la présence de ses semblables et avec soulagement, elle aperçut enfin les premiers aravels. Elle déboula en trombe dans le camp. Visiblement les elfes s’apprêtaient à préparer le dîner. Elle était si pressée de voir l’archiviste qu’elle failli renverser une femme sur son chemin. Sans surprise, la femme était beaucoup plus grande qu’elle, d’une taille élancée et haute pour une femme elfe. Noria faillit s’étaler sur les fesses mais l’inconnue, l’agrippa vivement par le bras.

– Andaran atish’an… je…pardon… pfou… je…je…

Noria, hors d’haleine, les mains sur les genoux, n’arrivait même plus à parler.

– Bordel…pourquoi…je m’obstine… à porter…un corset !

La femme éclata d’un rire clair.

– Peut-être parce que nous les femmes, sommes parfois un peu masochistes en ce qui concerne la mode ! Reprends ton souffle Da’len ! Qui es-tu et que fais-tu là ?

Noria se redressa. La femme la regardait d’un air interrogateur. Sa peau mate luisant dans la lueur du soleil couchant et ses piercings brillaient légèrement. Son visage lui semblait tellement familier, sans l’être tout à fait, c’était déconcertant ! Mais devant l’urgence de la situation, elle ne prit pas le temps d’analyser ce sentiment.

– Je suis Noria du clan …

Les yeux bleus de l’elfe pétillèrent soudainement :

– Oh c’est toi Noria ! Enchantée de te rencontrer Da’len. Je suis… Assan.

Trop perturbée par la situation, Noria ne remarqua même pas la petite pause qu’Assan marqua.

– Bien, je suis désolée de couper court aux civilités, mais je dois absolument voir votre Archiviste. Un groupe de bandits Shems se tient prêt à vous attaquer.

Aussitôt Assan prit la pleine mesure de l’urgence. Elle prit Noria par le poignet et courut vers l’Archiviste qui se tenait debout devant de jeunes gens qui semblaient hypnotisés par ses paroles.

– Archiviste ! Nous devons parler, maintenant.

Le ton était impérieux et manifestement Assan avait un rôle important dans le clan, parce que le vieil homme se tourna immédiatement vers elle. Il remarqua tout de suite Noria :

– Noria ? Da’len comment vas-tu, que fais-tu là ?

– Je vais bien merci. Mais nous n’avons pas le temps. Une trentaine de bandits se dirigent vers le clan et ils sont là pour faire un vrai massacre. Ils comptent vous surprendre à la nuit tombée pendant le repas du soir.

L’Archiviste se tourna immédiatement vers Assan et lui fait un bref hochement de tête. Assan prit la défense du clan en main, ordonnant d’allumer le plus de lumière possible dans le camp et aux alentours et de s’armer rapidement.

Dans le tumulte des préparatifs, Noria entendit la voix de son frère l’appeler de loin. Il se dirigea vers elle.

– No ils seront là dans une dizaine de minutes.

Noria lui serra brièvement la main.

– Merci Adan, je crois que je vais avoir le droit au baptême du feu aujourd’hui.

Malgré elle, son œil pétillait face à l’excitation du rude combat à venir. Le clan Lavellan n’était pas très grand et les vrais combattants peu nombreux. Oui le combat sera difficile. Noria, saisit son arc et trépigna légèrement d’impatience. Elle avait hâte de savoir si elle saurait être aussi efficace qu’avant. Assan posa une main sur son épaule :

– Calme-toi Da’len.

– No ne fais rien d’inconsidéré …

– Adan si tu oses encore me dire que je suis en convalescence je jure que tu passeras la prochaine semaine assis, les fesses à l’air dans la forêt à attendre que les crampes passent ! Et n’essaie pas non plus de me couvrir ce soir ! Maintenant tais-toi et mets ça sur tes dagues !

Assan ricana. Cette petite avait du tempérament ! Adan s’exécuta en bougonnant et Noria passa, à son tour, un enduit empoisonné sur ses flèches et sa petite dague avant de tendre le flacon à Assan.

– Un petit plus pour « pimenter les choses » !

Assan sourit et lui prit la fiole qu’elle utilisa sur ses propres armes. Et pleine de surprise en plus !

Bientôt des cris de guerres retentirent dans la clairière et les bandits déboulèrent, armes au clair. Surpris par la clarté des lieux et par la menace des elfes prêts au combat, ils ralentirent mais ne s’arrêtèrent pas pour autant, harangué par leur chef. Une volée de flèches les cueillit et une dizaine de combattants tombèrent à terre, la plupart blessés. Noria vit sa cible et celle d’Assan prit de convulsion au sol. Bien deux de moins. Elle enchaîna les flèches et vit son frère se jeter dans la bataille. Tout en gardant un œil sur lui, elle observa Assan se battre. Son carquois vide, celle-ci était passé à la dague et enchaînait les adversaires rapidement. A elle seule elle tua cinq hommes. Le chef la remarqua aussi et une âpre lutte s’engagea entre les deux combattants. La puissance du mercenaire s’opposait à la vitesse et à l’agilité de la femme elfe. Elle esquiva avec une aisance déconcertante, tous les coups de hache du Shem. Fascinée, Noria en oublia le combat devant elle, et vit Assan exécuter une passe d’arme parfaite, plantant l’une de ses dagues dans le ventre du chef. Celui-ci se figea et tomba sur le dos au sol. Assan se tourna vers elle et lui fit un sourire triomphant. Et là elle comprit enfin. Ce sourire, c’était celui de Seth, les dents du bonheur en plus. Elle faisait donc face à sa mère.

Dans un dernier sursaut le chef mercenaire se releva et allait abattre sa hache sur la femme.

Sans réfléchir, et par pur réflexe, Noria encocha une flèche et lâcha la corde. Elle fila, frôla la tête d’Assan et atterrit dans l’œil de la brute épaisse. Cette fois-ci, il tomba, déjà mort en touchant le sol.

Assan regarda l’homme s’affaler à terre une deuxième fois et se tourna à nouveau vers Noria avec un petit sourire, mais elle se figea subitement et lança à son tour une dague qui se planta dans un mercenaire juste derrière la jeune elfe.

Noria ne put s’empêcher de rire.

– Egalité ?

Assan lui fit un clin d’œil. Cela rappela à Noria une conversation avec Seth, le premier jour de leur rencontre.

Pour le moment, le combat n’était pas fini. Les mercenaires, malgré la perte de leur chef, ne faiblirent pas. Mais ils tombèrent face à la défense bien organisée du clan Lavellan. Les derniers survivants finirent par s’enfuir sans demander leur reste.

Les cris de joie des Lavellan résonnèrent dans la clairière. Adan vint aussitôt s’assurer que sa petite sœur n’avait rien. Lui-même était indemne, d’ailleurs le clan ne comptait que deux blessés dans la bataille.

Le travail de nettoyage commença et le frère et la sœur aidèrent comme ils purent, achevant les blessés, regroupant les cadavres dans un coin pour les enterrer plus tard. L’Archiviste remercia Noria et Adan et les invitèrent à rester avec eux pour la nuit, il ajouta qu’ils seront toujours les bienvenues au clan Lavellan.

Noria se remettait de ses émotions assise sur une souche près d’un grand feu, en grignotant un morceau de pain. Elle était à la fois soulagée d’avoir été efficace au combat, d’avoir échappée à la mort et en même temps étonnée d’avoir fait la connaissance de la mère de Seth.

Elle était tellement perdue dans ses pensées, qu’elle ne remarqua même pas qu’Assan s’était assise à ses côtés.

– Merci pour tout à l’heure Da’len.

– Oh de rien, je crois que je vous dois également des remerciements.

– Je ne parlais pas seulement de ça, merci aussi de nous avoir prévenu. Tu peux me tutoyer Da’len, j’ai l’impression d’être une vieille femme quand tu me vouvoies.

– Eh bien pour une vieille femme vous tenez la forme ! J’ai cru voir quelques passes utilisées par votre…ton fils.

Assan la regarda avec intérêt.

– Tu as deviné ?

Noria haussa les épaules.

– Difficile de ne pas voir la ressemblance physique, et puis vous avez le même sourire. Seth vous ressemble beaucoup.

– Il m’a parlé de ton accident. Tu as l’air d’aller bien et je trouve le bandeau très original, ça te donne un air de pirate !

Noria rit.

– Oui je sais ! Et oui je vais plutôt bien. As-tu…as-tu des nouvelles récentes de Seth ?

Assan soupira.

– Non, pas vraiment, j’imagine qu’il doit être très occupé. Je sais qu’il saura parfaitement mener cette organisation, même si lui en doute sûrement. Mais je reste sa mère donc je m’inquiète.

Noria sourit.

– Oui tu as sans doute raison, il doit s’en sortir comme un chef, mais il doit sûrement faire tourner tout le monde en bourrique !

Assan ricana. Elle semblait bien connaître son fils. Il ne lui avait pas dit grand-chose sur la jeune femme qu’il avait rencontrée dans le clan voisin. Ils avaient sympathisés, elle était devenue, en très peu de temps, une amie chère, mais elle avait eu un accident et ne pouvait plus l’accompagner. C’est bien tout. Mais en tant que mère elle avait tout de suite vu qu’il y avait quelque chose qu’il ne lui disait pas.

En tout cas elle était ravie de rencontrer cette jeune femme vive et pleine d’esprit.

– Je me demande pourquoi des Shems nous ont attaqués …

– Ils voulaient juste porter un coup à Seth, d’après ce que j’ai compris. Quelqu’un les as payés pour vous massacrer.

Elles discutèrent encore un moment de tout et de rien et Noria partit se coucher en souhaitant une bonne nuit à Assan.

Le lendemain matin, Adan et Noria prirent leur temps avant de se préparer à rentrer. Ils allaient dire au revoir lorsqu’ils entendirent du bruit dans la forêt, qui se rapprochait de plus en plus. Des bruits de cheveux et de cliquètements de métal. A la surprise de tous, ils virent débarquer une petite troupe armée dans la clairière, aux armoiries étranges, un œil énorme transpercé par une épée.

Le commandant de l’expédition s’avança :

– Nous sommes ici sur ordre de l’Inquisiteur Lavellan. Nous avons reçu des rapports de nos espions qui indiqueraient une attaque imminente contre votre clan.

Noria éclata de rire ! « Trop tard Seth, je m’en suis occupée mais merci quand même ».

Assan croisa les bras, pointa du menton la masse de cadavres plus loin et sourit ironiquement.

– Vous pourrez dire à mon fils qu’il est en retard de quelques heures. Par contre vous pouvez nous aider à nous débarrasser de ça !

Et c’est ce qu’ils firent, travaillant rapidement et efficacement. Noria était impressionnée. Elle vit le commandant se diriger vers la mère de Seth et lui remettre une lettre. Il lui posa une question et Assan leva la tête vers elle lui demanda par un geste de les rejoindre.

Noria arriva à leur hauteur et le commandant se tourna vers elle.

– Etes-vous Noria ?

– Oui pourquoi ?

– J’ai ceci à vous remettre de la part de l’Inquisiteur. Je devais vous la remettre en main propre.

Noria fixa la lettre qu’il lui tendait sans trop y croire. Il lui avait écrit ! Un grand sourire éclaira ses traits et sans se rendre compte de son geste, elle prit la lettre et la maintint contre son cœur, geste qui n’échappa pas à l’œil acéré d’Assan. Oui son fils ne lui avait pas tout dit.

Finalement Noria et Adan prirent congés de leur hôte et Noria alla faire ses adieux à Assan. Dans un geste impulsif, Assan prit Noria dans ses bras et la serra brièvement contre elle.

– J’ai été ravie de te rencontrer Da’len. Passe me voir de temps en temps cela me ferait plaisir. Et tu m’apprendras deux trois petites choses sur les poisons, ajoute-t-elle avec un clin d’œil.

Noria promit. Elle trouvait cette femme extrêmement sympathique et quelque part elle se sentait un peu liée à elle.

Ils se mirent en route. Ce n’est que plus tard, pendant une pause, que Noria s’isola et déchira le cachet de la lettre avec des mains tremblantes.

« Da’mi,

Je suis vivant !! Bon cela dit j’espère que tu es déjà au courant.

Comment vas-tu ? As-tu récupéré la vue ? Je l’espère tellement…

Quelque part je suis très heureux que tu ne m’aies pas accompagné. Le Conclave a été un vrai massacre et tous nos camarades sont morts. Pas moi. Mais il semblerait que je sois devenu une espèce de miracle sur pied ! Messager d’Andrasté ! Tu y crois toi ? Si c’est vrai je commence à sérieusement douter de l’intelligence de cette femme… Tout ça parce que j’ai une main qui brille et qui referme des failles… et qui picote par la même occasion !

Bref je te passe les détails, mais l’Inquisition ne chôme pas, je n’ai jamais été aussi éreinté de ma vie ! Nous avons subis une énorme attaque à Darse et j’ai affronté le méchant le plus moche de cet Age ! Coryphéus, rien que son nom n’inspire pas la sexitude. Je lui ai fait face et j’ai encore survécu ! Pas de bol Cory ! Mais Darse a été ensevelie, ce qui nous a obligé à changer d’endroit. Nous sommes maintenant à Force Céleste. Tu verrais la bicoque. C’est superbe mais une vraie ruine, tout est à faire ! Enfin j’ai des appartements privés c’est déjà ça.

J’ai également fais la connaissance de nombreux compagnons d’aventure.

Et je te jure que si ça n’est pas les dragons, les venatoris, les mages apostats, les templiers ou les bêtes sauvages qui me tuent, ça sera le manque de goût vestimentaire de certains ! Tu parles d’une Inquisition. J’aimerais que tu sois là pour ajouter une note de style à tout ça.

Il y a, Vivienne, une vraie langue de vipère d’Orlaïs, Dorian un mage Tévintide et Solas, un elfe plus mystérieux tu meurs ! Mais ne t’inquiète pas je suis sur le coup et je trouverai bien ce qu’il cache. Et puis il y a, Cassandra, instigatrice de l’Inquisition, un vrai paragon de justice et de droiture (d’un ennui…), Blackwall, un garde des ombres et Iron Bull une brute épaisse de Qunari mais très sympathique, Cole un être bizarre mi-humain mi-esprit, Varric, un nain écrivain qui n’a pas sa langue dans la poche et Sera une elfe complètement folle qui n’est pas Dalatienne.

Et je ne te parle pas de mes conseillers, Cullen ex-templier et commandant de l’Inquisition, Leliana ma maître-espionne, car oui j’ai une maitre-espionne, et Joséphine mon ambassadrice.

On forme une bande assez étrange mais on commence à bien s’entendre même si on n’est pas d’accord sur tout.

Tu me manques, donnes moi de tes nouvelles,

Seth. »

Voilà c’était tout. Pas de mot sur ce qu’ils s’étaient dit avant leur départ, pas d’invitation à venir le rejoindre dès que possible, pas de renouvellement de promesse de venir la chercher. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Mais à quoi s’attendait-elle ? Un sonnet pour lui déclarer son amour éternel ? Une invitation en bonne et due forme ? Oui cent fois oui ! Elle avait encore trop espéré voilà tout. Et maintenant, Seth avait des responsabilités qui la dépassaient largement. Elle ne faisait plus partie de son monde, plus pour le moment.

Chapitre précédent

Chapitre suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *