Chapitre 10 – Toujours vivante

TW: Ce chapitre contient des scènes érotiques explicites.

Rain faisait les cent pas dans sa chambre. Il était en colère et déçu. Il était tard, la nuit était déjà bien avancée et la maison silencieuse. Il avait passé quelques heures dans le jardin à attendre. Elle n’était pas venue, elle avait encore fui. Cela l’énervait d’autant plus qu’il ne comprenait même pas pourquoi il prenait cette rebuffade autant à cœur.

Mais la vérité était que cette femme exerçait sur lui une attraction et une fascination qui l’empêchait parfois de penser. Il admirait la combattante, ressentait de la compassion pour la jeune fille arraché à son clan et réduite en esclavage, appréciait son esprit fin et plus éduqué que certains Magisters qu’il avait déjà eu l’occasion de rencontrer, et surtout depuis hier, il la désirait comme un fou. Il n’avait quasiment pas dormi la nuit dernière, à se repasser la scène, encore et encore, sentant presque son corps chaud et souple contre le sien. D’habitude, Rain ne se laissait pas guider ainsi par ses envies et ses désirs. Il était quelqu’un de posé, de mesuré. Mais son monde avait volé en éclats il y a quelques temps et il ne savait parfois plus trop où il en était. Il savait néanmoins ce qu’il voulait. Seren.

Il aurait aimé le lui dire, mais elle ne lui en laissera pas l’occasion. En soupirant, il s’assit finalement sur son lit et se prit la tête entre les mains.

Son séjour devenait, décidément, bien compliqué. La mort de Tia l’avait profondément touchée. Il ne pouvait pas s’empêcher de s’en vouloir de ne pas avoir réussi à sauver cette pauvre jeune fille. Il revoyait encore la scène : la douleur de Tia, sa mort presque salvatrice, la détresse et la tristesse de Seren.

Et puis cette révélation soudaine sur son attirance pour Seren, qu’il allait devoir taire puisque, apparemment, la jeune elfe ne souhaitait pas entamer quoi que ce soit avec lui.

Il retira sa chemise et s’apprêta à se coucher lorsqu’il entendit un léger grattement à la porte de sa chambre. Il crut d’abord rêver, mais le grattement se fit à nouveau entendre et le doute ne fut plus permis. Intrigué, il se dirigea vers la porte, la main prête à dégainer un puissant sort de glace pour geler un possible intrus.

Il ouvrit la porte et se détendit instantanément, étonné. Seren. Que faisait-elle ici ? Cela avait-il de l’importance après tout. Elle était là, en chemise de nuit, et avait l’air mal à l’aise. Elle triturait son châle entre ses doigts et le regardait comme si elle hésitait entre lui sauter dessus et fuir à toutes jambes.

Sans un mot il se décala et lui ouvrit plus grand la porte, l’invitant à entrer, si elle l’osait.

 

Elle s’était enfermée dans sa chambre toute la soirée. Essayant d’abord de faire quelques enchaînements pour se changer les esprits, puis de méditer. Mais ses pieds la démangeaient, voulaient rejoindre Rain dans le jardin. Elle avait pris sa décision, elle  ne pouvait pas revenir en arrière, peu importe combien elle le désirait. Elle avait enfilé sa longue chemise de nuit et un châle en laine. Debout devant sa fenêtre, elle contemplait la lune, levée depuis quelques heures. Elle soupira bruyamment, et se passa la main dans ses longs cheveux défaits. La nuit allait être longue.

Plus le temps passait, plus les raisons qui la tenaient éloignée de Rain lui semblaient dérisoires. Après tout, pourquoi n’aurait-elle pas, elle aussi, droit à un peu de bonheur et de plaisir dans sa vie ? Elle était vivante, elle avait des sentiments, ça n’était pas parce que Darius ne semblait pas s’en rendre compte qu’elle n’en n’avait pas. Et elle ne pouvait pas effacer ce qu’elle ressentait comme par magie. Mais elle s’était comportée comme une lâche, préférant fuir plutôt que d’affronter ses peurs.

Soudain elle prit une décision, et avant de changer d’avis elle se précipita dans le couloir. Si jamais il y avait encore de la lumière sous la porte de Rain, elle considérerait cela comme un signe des Faiseurs et elle frapperait à sa porte.

Son cœur battait la chamade avant de passer l’angle du couloir qui la mènerait devant sa porte. Elle s’arrêta brusquement lorsqu’elle vit de la lumière en tournant dans le bon couloir. Elle n’avait plus le choix, elle s’était juré d’aller jusqu’au bout. Alors elle s’approcha, prit son courage à deux mains et frappa doucement, tellement doucement qu’elle doutait que quiconque d’humain puisse entendre. Alors elle se força à frapper plus fort.

Elle n’entendit aucun son mais brusquement la porte s’ouvrit, dévoilant Rain, torse nu, bel et bien éveillé. Elle ne s’était jamais sentie aussi nerveuse de sa vie, même ses combats dans l’arène l’angoissaient moins que de pénétrer dans la chambre de Rain. Elle le dévorait du regard, admirant son torse puissant, mais hésitait encore entre lui sauter dessus et fuir le plus rapidement possible. Rain se poussa et lui ouvrit la porte, un sourcil levé, comme s’il la défiait d’entrer.

Elle inspira et fit deux pas dans la pièce. Rain referma la porte derrière elle, se posta devant la cheminée où un feu brûlait, bras croisés sur sa poitrine et attendit, toujours sans mot dire, le visage impassible.

Seren s’adossa contre la porte, les mains croisées dans le dos. Elle regardait partout dans la pièce, comme si elle cherchait une issue de secours. Elle se décida finalement à prendre la parole.

– Je ne sais pas vraiment ce que je fais là.

Rain haussa un sourcil et répliqua froidement.

– La porte est juste derrière vous.

Il la testait, voulait savoir si elle était vraiment prête à aller jusqu’au bout. Pour le lui prouver, Seren fit quelques pas vers lui, prudemment.

– Je sais, l’ennui c’est que je ne me sens pas capable de m’en aller. Vous allez devoir me chasser.

Enfin, Rain sortit de sa torpeur, décroisa les bras et fit à son tour quelques pas vers elle. Ils étaient maintenant très proches l’un de l’autre. Comme s’il ne pouvait pas s’en empêcher, il leva la main et passa une mèche de ses cheveux derrière son oreille pointue.

– Alors nous sommes face à un problème, Seren. Parce que je ne compte pas vous chasser de cette chambre.

Un long frisson d’anticipation et de désir contenu, traversa la jeune femme de la tête au pied. Elle posa sa main sur celle de Rain, qui s’était plaquée sur le côté de sa tête. Elle leva les yeux vers lui et sentit tous ses derniers doutes disparaître. S’abandonner à un homme qui vous regardait de cette façon ne pouvait en aucun cas être une mauvaise chose. Elle posa la main sur son torse, comme elle en mourrait d’envie depuis qu’il lui avait ouvert.

– Pardonnez-moi de ne pas être venue.

Rain lui sourit et frotta doucement son nez contre le sien. Son souffle titillait les lèvres de la jeune femme.

– Je vous pardonne, Seren. Mais vous allez devoir écouter ce que je voulais vous dire. Hier je ne vous ai repoussé que parce que je pensais que vous étiez bouleversée et que vous ne saviez pas ce que vous faisiez. Et en aucun cas ça n’était parce que je ne vous désire pas Seren. Bien au contraire.

La jeune elfe déglutit difficilement. Elle avait la gorge sèche, les jambes en coton et le corps et les joues en feu. Que ces mots étaient doux à ses oreilles ! Sans plus réfléchir, elle passa ses bras autour de son cou, enfouissant ses doigts dans ses cheveux courts et doux et se jeta sur sa bouche comme une femme affamée. Rain rit doucement devant son empressement, passa ses bras autour de sa taille et la serra contre son torse nu. Leur baiser devint rapidement intense et ils se dévoraient la bouche comme si la fin du monde était prévue pour la fin de la nuit. Seren se rapprocha encore de lui, alors que Rain lui mordilla doucement la lèvre inférieure puis remonta doucement ses lèvres sur la peau de sa joue. Il finit sa course sur le lobe de son oreille qu’il prit entre ses dents en lui murmurant :

– Seren, restez avec moi cette nuit.

La jeune elfe gémit doucement et ne put qu’hocher la tête, alors que Rain continuait plus haut et titilla son oreille jusqu’au bout pointu. Ses mains vagabondèrent sur son corps et firent tomber son châle à terre. Il posa ses mains sur ses hanches et les fit lentement remonter le long de ses côtes. Arrivées au niveau de sa poitrine, il stoppa son ascension. Ses lèvres étaient descendues vers sa gorge et Seren le serra fort contre elle. Rain se releva ensuite et reprit ses lèvres. Faiseurs ses baisers étaient un vrai délice! Elle ne s’en lasserait jamais. Sa bouche savait se faire tendre, sensuelle et ferme à la fois. Les mains de l’humain étaient remontées vers sa poitrine, et défaisaient les lacets qui attachaient sa chemise de nuit. Une fois cela fait, il les posa sur ses épaules à moitié nues et fit descendre le tissu le long de ses bras, dénudant sa poitrine puis son ventre plat, avant de faire tomber le tissu à ses pieds. Il se recula alors et la regarda. Privée de la chaleur du corps de Rain contre le sien, Seren frissonna à nouveau, mal à l’aise devant les yeux pénétrants de l’humain sur son corps.

Elle savait qu’elle n’était pas horrible à regarder, mais elle était également lucide. Son corps était couvert de cicatrices en tout genre, certaines nettes et presque invisibles, d’autres plus boursouflés et éternellement rosâtres. Elle était bien loin des beautés délicates dont Rain avait sûrement l’habitude.

Elle ne voyait pas ce que Rain voyait. Une guerrière fière, altière, dont le corps était la preuve vivante de sa puissance. Les yeux brillants et les cheveux flamboyants à la lueur du feu de cheminée, les seins pleins et fièrement dressés vers lui, réclamant son attention, elle avait tout d’une héroïne des temps anciens.

Avec étonnement, Seren vit Rain se laisser tomber à genoux devant elle, enfouir sa tête entre ses seins et humer doucement son parfum. La sensation de sa barbe contre sa peau nue fut à la fois étrange et délicieuse. Puis il se mit à embrasser doucement chacune de ses cicatrices avec révérence. Ce moment était tellement tendre que Seren en eut les larmes aux yeux. Elle avait déjà couché avec d’autres hommes, mais il ne s’agissait que d’un simple soulagement physique, jamais ses partenaires n’avaient pris le temps d’embrasser son corps comme il le faisait, d’être tendre avec elle. Si elle y réfléchissait, elle n’avait jamais fait l’amour avec un homme. Son cœur se gonfla alors de tendresse pour Rain. Elle passa un bras autour de son cou puissant et une main dans ses cheveux, fermant les yeux pour mieux apprécier ses attentions.

Elle sentit soudain les lèvres de Rain se poser sur le globe d’un de ses seins. Elle gémit de plaisir, alors que sa bouche, légèrement entrouverte, explorait la peau tendre de son sein, formant des cercles sans jamais toucher son mamelon, qui était tellement dur que cela en devenait douloureux. Il passa ensuite à l’autre sein et lui réserva le même traitement. Les doigts de Seren se crispèrent dans les cheveux de Rain et elle gémit de frustration et de bonheur mélangé. Il leva la tête vers elle et plongea ses yeux clairs dans les siens. Captive de son regard elle le vit se pencher et, enfin, prendre la pointe sombre de son sein entre ses lèvres. Sa respiration se bloqua dans sa gorge, alors que Rain ferma les yeux. Il mordilla, lécha et suça ses mamelons, les mains ancrées à ses hanches. Elle ressentit cette même chaleur que la veille, montant doucement au creux de son être et se dirigeant petit à petit vers son bas-ventre. Après quelques minutes, elle prit le visage de Rain dans ses mains et le guida doucement pour qu’il se relève. Une fois remis sur ses pieds, Seren l’embrassa à pleine bouche et le fit gentiment reculer vers le lit. Docilement, Rain se laissa faire et lorsque l’arrière de ses genoux buta contre le matelas il s’assied sur le lit. Seren grimpa aussitôt sur ses genoux et se mit contre lui, sans se détacher de ses lèvres. Lorsque leurs peaux nues se touchèrent enfin, elle soupira d’aise. Plaquée contre Rain, ses bras entourant son cou, ses lèvres contre les siennes, la chaleur se fit brasier. Elle se mit à frotter son entrejambe contre la bosse qui déformait le pantalon de Rain. L’humain gémit contre sa bouche et posa à nouveau ses mains sur ses hanches pour accompagner ses mouvements de rein. Leurs bouches se séparèrent enfin et Rain plongea la tête dans les cheveux flamboyants de la jeune elfe, gémissant sans retenu face aux mouvements de Seren.

– Par Andrasté, Seren ! Si tu n’arrêtes pas maintenant, je ne réponds plus de rien.

La jeune elfe rit doucement.

– Je n’ai aucune envie d’arrêter.

Elle sentit alors les mains de l’humain lui agripper les cuisses et elle bascula soudain dans un cri, se retrouvant sur le dos, Rain au-dessus d’elle, un sourire malicieux aux lèvres. Il les posa ensuite sur celles de la jeune femme. Il les baisa doucement, puis descendit le long de sa gorge, sur le haut de sa poitrine, sur la peau tendre entre ses seins et vers son nombril. Il se mit à genoux par terre et chercha son regard. Lentement, il posa ses mains sur les cuisses de la jeune femme. Celle-ci s’était relevée sur les coudes et le regardait d’un air surpris. Rain s’interrogea ; se pouvait-il que Seren ne sache vraiment pas ce qu’il avait l’intention de faire ? Il en eut la confirmation lorsqu’il lui écarta doucement les cuisses et qu’elle haussa un sourcil, l’air encore plus étonnée. L’odeur de l’excitation de la jeune femme arriva jusqu’à ses narines et le besoin animal de la faire jouir avec sa bouche, de lui offrir ce plaisir pour la première fois, s’empara de lui. Il voulait vénérer son corps comme elle le méritait.

Seren se demandait ce que Rain attendait. Pourquoi ne retirait-il pas son pantalon et ne venait-il pas sur elle. Elle trouvait très gênant qu’il se soit positionné là, entre ses cuisses, le regard sur son sexe humide d’excitation. Elle sursauta quand la bouche de Rain se posa à l’intérieur de sa cuisse, sa barbe lui chatouillant la peau. Ses lèvres remontèrent doucement et par réflexe elle posa sa main sur la tête de l’humain pour stopper sa progression.

– Qu’est-ce que tu f… ?

Sa question se finit dans un gémissement sourd, presque animal, lorsque les lèvres de Rain se posèrent sur ses lèvres intimes. Mythal que lui faisait-il ? Il embrassait les lèvres de son sexe comme s’il s’agissait de sa bouche et lorsque sa langue prit le relais, elle cessa tout à fait de penser. Rain passa les bras autour de ses cuisses et lui remonta bien haut, les maintenant écartées. Il gémit lorsqu’il obtint enfin le plein accès à son corps. Il la lécha de haut en bas et lorsqu’il trouva enfin son clitoris il lui embrassa doucement, faisant crier la jeune femme de plaisir. Rain lâcha l’une de ses cuisses pour faire descendre sa main vers son sexe. Ses doigts prirent le relais sur son clitoris pendant que sa langue pénétra doucement son intimité. Le corps de la jeune elfe se cambra et elle jouit instantanément, inondant sa bouche de son nectar qu’il lapa avec délice jusqu’à la dernière goutte. Mais il ne s’arrêta pas pour autant et elle eut à peine le temps de reprendre ses esprits, qu’il la pénétra avec un doigt pendant que sa bouche partit à l’assaut de son clitoris. La jeune femme haletait, les mains crispées sur les draps, la bouche ouverte en un gémissement sans fin.

Il ne se lassait pas de l’entendre gémir, encore et encore. Il la pénétra d’un second doigt, et enfoui dans la chaleur de son être il commença un léger va et vient. Il cessa de sucer son clitoris pour faire remonter ses lèvres sur son corps. Lorsqu’elle le put, la jeune femme lui prit la tête entre les mains, le guida vers ses lèvres et l’embrassa. Sa bouche avait un goût différent, son goût à elle réalisa-t-elle. Cela ne lui déplut pas, au contraire, elle trouva cela terriblement excitant. Les doigts de l’humain se trouvaient toujours en elle et lorsqu’il accéléra ses mouvements, sa tête partit en arrière en un cri. Elle n’arrivait pas à aligner deux pensées cohérentes. Elle n’était que chaleur et plaisir et elle n’avait jamais perdu à ce point ses moyens. Si elle ne connaissait pas autant Rain, elle le soupçonnerait de lui avoir jeté un sort. La pression dans son entrejambe augmenta encore d’un cran et rapidement elle se trouva au bord de la jouissance. Mais les mouvements de Rain ne faisaient que la maintenir dans cet état, sans jamais la précipiter vers le plaisir. Incapable de faire une phrase correcte, elle gémit, mais de frustration cette fois-ci, et murmura :

– Rain… S’il te plait….

Le jeune homme embrassa son front, trouva son regard et lui sourit. Il fit soudain quelque chose avec ses doigts qui refroidirent légèrement. Le contraste entre la chaleur de son corps et la froideur de ses doigts la fit sursauter. Il accéléra encore et Seren sentit soudain un flot de magie la parcourir, partant de son sexe pour se répandre dans son corps. Un tel plaisir la traversa que tous ses muscles se tendirent et qu’elle convulsa légèrement sous le coup des violentes ondes de plaisir. Rain avait anticipé sa jouissance et avait capturé son cri dans sa bouche. Ils s’embrassèrent pendant quelques minutes encore puis Rain bascula sur le dos et la serra contre lui. Ils restèrent quelques minutes ainsi, puis Seren se tourna vers lui et déposa une pluie de baiser sur son visage. Elle descendit vers son cou, lui mordillant la peau, la léchant, savourant chaque millimètre de sa peau. Elle prit ses mamelons durcis entre ses lèvres et les aspira dans sa bouche, faisant gémir Rain.

Soudain, elle s’arrêta et s’assit. Elle mordit dans sa lèvre inférieure et regarda Rain. Elle semblait soudain fragile. Rain posa sa main sur sa joue.

– Tout va bien ?

– Oui, c’est juste que… je ne sais pas…enfin je…comment je peux…

Elle inspira profondément et essaya de mettre de l’ordre dans ses pensées. Elle rougissait à vue d’œil et Rain trouva cela toujours aussi charmant.

– Je ne sais pas comment te rendre la pareille.

Rain sentait que cela lui tenait à cœur. Il se redressa également en position assise et posa doucement ses lèvres contre celles, gonflées, de la jeune femme.

– Cela n’est pas nécessaire, tu sais.

– Je sais, mais je veux te donner autant de plaisir que tu viens de m’en donner. S’il te plait, apprends-moi !

– Bien d’accord. D’abord retire-moi mon pantalon.

Seren lui sourit et lui prit la main. Elle le remit debout et défit les lacets de son pantalon. Rain lui prit la tête entre les mains, la regarda un moment alors que les mains de la jeune elfe se faufilait dans son pantalon, trouvant son sexe douloureusement durci qu’elle libéra enfin de son carcan de tissu. Sa fine main se referma sur son membre tendu et pressa légèrement tout en imprimant un mouvement du haut vers le bas. Rain gémit et l’embrassa doucement. Seren le libéra et fit descendre le tissu le long de ses cuisses puis de ses mollets. Rain s’en débarrassa d’un coup de pied et la serra contre lui. Enfin ils étaient nus tous les deux, l’un contre l’autre. La jeune elfe posa avec délice ses mains sur ses fesses musclées, qu’elle pétrit de ses doigts. Rain la guida à nouveau vers le lit. Il se positionna assis, le dos callé contre la tête de lit et de nombreux coussins. Seren le rejoignit et se mit entre ses cuisses ouvertes. Debout sur ses genoux, la jeune femme le domina d’une tête et se pencha pour l’embrasser longuement sur la bouche. Rain guida à nouveau sa main vers son sexe et la jeune elfe reprit son mouvement. Il lui dit alors, les lèvres contre les siennes :

– Tu te rappelles ce que je t’ai fait il y a quelques minutes ?

Seren rit doucement.

– Je vois mal comment l’oublier.

Les lèvres de Rain s’étirent en un lent sourire de satisfaction, purement masculine.

– J’espère bien ! Eh bien, tu n’as qu’à me faire la même chose. Utilise ta bouche et ta langue, fais tout ce qui te passe par la tête, cela ne pourra qu’être agréable.

– D’accord.

Elle le regarda alors, l’air soudain gourmand et se lécha lentement les lèvres. Elle posa sa bouche contre le haut de son torse et descendit lentement, parcourant sa peau de baiser. Elle embrassa son nombril et descendit plus bas encore. Elle se mit à plat ventre, se redressa sur les coudes et se trouva face à son membre. Comme pour tester, elle lécha doucement son sexe, de haut en bas, arrachant un gémissement à Rain. Voyant que l’effet ne semblait pas déplaisant, elle continua à le lécher, et saisit d’une inspiration soudaine, elle descendit plus bas encore pour atteindre la peau tendre de ses testicules. Rain posa sa main sur la tête de la jeune femme et plongea ses doigts dans ses cheveux.

– Créateur ! Prends-le en bouche, Seren.

Obligeamment, la jeune elfe obéit et lorsque la chaleur de sa bouche se referma sur le sexe de Rain, celui-ci gémit sourdement et crispa les doigts dans les cheveux de la jeune femme. D’instinct, elle bougea lentement sa bouche du haut vers le bas, comme sa main auparavant. Elle ne pouvait pas le prendre en entier en bouche, alors elle positionna sa main à la base de son membre et imprima le même mouvement que sa bouche. Elle prit tout son temps pour sucer son gland, l’aspirer dans sa bouche. Rain rejeta la tête en arrière, contre les oreillers, et ferma les yeux pour mieux savourer les douces sensations que Seren lui provoquait. Elle accéléra ses mouvements de va et vient de sa bouche et de sa main. Éperdu, l’humain se laissa complètement aller et accompagna de sa main les mouvements de tête de la jeune femme.

– N’arrête pas, Seren. N’arrête pas …

Stimulée par ses mots et le plaisir qu’elle lisait sur ses traits tendus, la jeune femme mit encore plus d’ardeur dans ses mouvements, le plongeant encore plus loin dans sa gorge. Elle leva les yeux vers lui et croisa son regard vert clair qui la transperça presque. Les muscles de son cou saillaient, ses sourcils étaient légèrement froncés mais son regard était hypnotique. Il crispa soudain tous ses muscles, ferma les yeux et tira sur ses cheveux.

– Je t’en prie, arrête Seren.

Ayant eu peur de lui avoir fait mal, Seren stoppa tout. Elle se redressa, lui prit la tête entre les mains et le regarda, inquiète.

– Tout va bien ? Je suis désolée si je …

Rain l’arrêta tout de suite en l’embrassant.

– Non ! Tu as été parfaite, mais un peu plus et tout ce serait arrêter beaucoup trop vite.

Il referma les jambes, la prit par les hanches et la guida sur lui. Seren le chevaucha à nouveau et l’embrassa.

– Rain j’ai besoin de toi. J’ai besoin de toi en moi, maintenant.

Seren se souleva légèrement et empoigna le sexe de Rain. Elle frotta quelques instants l’entrée de son intimité humide contre son gland, puis lentement descendit de quelques millimètres. Elle rejeta la tête en arrière alors que Rain posa son front contre le haut de sa poitrine, y déposant des baisers légers. Il avait passé un bras autour de sa taille et son autre main était posée contre sa nuque. Il releva alors la tête et leurs regards s’accrochèrent pour ne plus se lâcher. Seren descendit alors complètement jusqu’à ce qu’il soit profondément enfoui en elle et que leurs corps ne formaient plus qu’un. La jeune elfe se sentit soudain différente, comme complète. Elle n’avait jamais été aussi vivante, aussi femme de toute sa vie. Elle passa les bras autour du cou de Rain et se plaqua contre lui.

– Bouge pour moi, Seren.

La jeune femme s’exécuta, ondulant légèrement des hanches. Cela déclencha une telle onde de plaisir en elle qu’elle cria. Rain la ressentit aussi et gémit doucement. Créateur, il n’avait plus ressenti cela depuis … Avait-il seulement ressenti cela un jour ? L’important c’était qu’à cet instant il ne voulait pas se trouver ailleurs que dans le corps de cette femme. Les mouvements de hanches de la jeune elfe s’accélérèrent, elle en voulait plus, tellement plus. Elle s’accrocha à ses épaules et l’embrassa sans cesser ses mouvements. La vague de plaisir monta, enfla, menaça de la submerger sans vraiment y parvenir. Elle sentait qu’elle se tenait au bord du gouffre mais n’arrivait plus à faire un pas. Elle monta plus haut, s’empala plus profondément mais ne fit que maintenir le plaisir au même niveau. Ses mouvements se firent plus désespérés, ses baisers plus insistants. Elle ne put que gémir :

–  Rain …

Elle n’eut pas le temps de faire un mouvement supplémentaire, Rain l’avait plaquée dos contre les draps et se tenait maintenant au-dessus d’elle. Il lui embrassait la gorge et murmura contre sa peau :

– Mon vrai prénom est Alexei.

Surprise par cette confession soudaine, Seren lui releva la tête et croisa son regard. Il semblait plus vulnérable, comme s’il regrettait presque son aveu. Elle lui caressa doucement la joue et lui sourit.

– Alexei. Fais-moi l’amour. Personne ne m’a jamais fait l’amour.

Les yeux de Rain s’adoucirent soudain. Il écrasa ses lèvres contre les siennes, et commença à bouger rapidement. Seren se cambra pour l’accueillir encore plus profondément, relevant haut ses jambes, les mollets presque plaqués contre les hanches étroites de l’humain. Elle passa une main derrière sa nuque, alors que l’autre se fit plaquer par celle de Rain contre les draps, au-dessus de sa tête. La pression remonta, forte, à pleine puissance, comme un raz-de-marée, prêt à tout balayer sur son passage. Rain se redressa légèrement, empoigna d’une main l’une de ses cuisses pour la plaquer contre son bassin. Ses coups de rein s’accélérèrent, et il trouva l’angle parfait pour la faire crier de plaisir. Seren se mordit la main pour s’empêcher de hurler et se laissa porter au-delà du précipice. La chaleur l’embrasa complètement, et ses yeux virèrent subitement au rouge intense. Le plaisir transperça son corps comme des milliards d’aiguilles. Son dos décolla du matelas et sa bouche s’ouvrit en un cri rauque. Elle se sentit forte, puissante, en sécurité. Rain sentit son propre plaisir sur le point d’exploser, et enfin il se lassa aller, comme il le désirait depuis qu’elle l’avait pris en bouche. Il se déversa en elle en gémissant, son front contre le sien. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il rencontra deux yeux rouges et prit sur lui pour ne pas faire de mouvement de recul. Leurs corps toujours unis, il leva une main vers son visage et lui caressa la joue du bout des doigts.

– Seren ?

La jeune femme sourit langoureusement.

– Hum hum ?

– Tout va bien ?

Elle ferma les yeux et l’embrassa tendrement. Lorsqu’elle rouvrit les paupières, ses iris étaient à nouveau d’un vert profond.

– Je ne me suis jamais sentie aussi bien de toute ma vie.

Soulagé, Rain rit doucement et bascula sur le côté. Seren se plaqua contre lui, la tête confortablement installée au creux de son épaule. Elle était tellement bien.

– Merci, Alexei.

Il lui embrassa le haut du crâne et la serra contre lui. Demain ils allaient devoir faire face au monde, mais ce soir, cette nuit, leur appartenait encore.

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