Chapitre 6 – L’éveil de la bête

Les mains de Seren tremblèrent légèrement lorsqu’elle se prépara ce soir-là pour l’arène. Elle les pressa rapidement l’une contre l’autre pour les maîtriser à nouveau. Cela ne lui arrivait jamais, elle n’avait jamais peur. Non pas qu’elle était sûre de sa victoire, elle savait pertinemment qu’une fois dans l’arène tout pouvait arriver. Elle était tout simplement prête à mourir s’il le fallait, parce qu’un combattant qui entrait dans l’arène sans y être préparer, finissait souvent le nez dans le sable. Mais ce soir elle avait un mauvais pressentiment.

Elle essaya de faire le vide en enfilant son gantelet, de trouver cet état second qu’elle atteignait dans l’arène. Plus de peur, plus de doute, plus de sentiments. Elle respira à fond et sortit de sa chambre.

Le chemin vers l’arène fut aussi silencieux que d’habitude. Elle passa les portes du bâtiment et eut la surprise d’y trouver de nombreux autres combattants ce soir. Darius avait raison, quelque chose se tramait.

Elle prit sa place devant les grilles qui la séparait de son champ de bataille. Deux hommes étaient en train de se battre. L’un avait une longue épée à deux mains tandis que l’autre avait une épée et un lourd bouclier. Vu la maîtrise de ce dernier, le combat risquait de finir rapidement. Et effectivement quelques minutes plus tard, l’homme à l’épée longue commit une erreur et se fit piéger. La foule fut magnanime et laissa les deux combattants en vie.

Seren inspira longuement, l’heure était maintenant venue.

« Minrathie, ce soir l’Arène est fière de vous présenter un spectacle d’un tout nouveau genre. Grâce à un bienfaiteur qui a préféré rester anonyme, nous vous livrons une lutte unique en son jour. Mais d’abord laissez-moi vous introduire nos combattants pour la suite des festivités. Et voici tout d’abord, notre championne, Némésis ! »

Les grilles se levèrent devant elle. Seren entra dans l’arène et ressentit immédiatement les vibrations et l’anticipation de la foule. Comme à son habitude elle se tourna vers les tribunes de Darius. Le Magister semblait toujours inquiet. Elle s’inclina et croisa le regard de Rain, qui hocha doucement la tête, la saluant.

« Mais ce soir, les choses vont se corser pour notre championne qui devra partager le sable de l’arène avec dix des meilleurs combattants de l’Empire ! »

Surprise, Seren se tourna vers l’entrée principale et vit bien une dizaine de combattant tous armés jusqu’aux dents s’avancer dans la lumière. Puis des employés de l’arène entrèrent par une plus petite porte, tirant derrière eux des esclaves de tout âge et de tout sexe. Chaque employé s’approcha d’un combattant et les menotta à un esclave. Seren se vit donc liée, par une épaisse chaîne de fer de quelques mètres, à un jeune garçon d’une dizaine d’années. Mais que se passait-il ?

« Voici les nouvelles règles du combat de ce soir ! Comme vous le voyez, chaque guerrier est relié à un esclave. Ce soir ils devront, certes, rester en vie mais ils devront également veiller sur leur « partenaire elfe ». Quiconque perd un esclave perd le jeu ! Que le meilleur, où plutôt le plus protecteur gagne ! »

Seren croisa le regard du jeune elfe qui semblait être à un stade au-delà de l’effroi.

– Hey Dahlen, quel est ton nom ?

– Ta…Tabris.

– Ecoute-moi Tabris, je ne laisserais personne te faire du mal ce soir d’accord ?

– Oui…oui madame.

Seren se tourna vers les autres combattants. Au lieu de se choisir chacun un adversaire, elle se rendit compte qu’ils s’étaient tous tournés vers elle. Maintenant qu’elle y prêtait un peu plus attention, leurs esclaves semblaient tous prêts à se battre, chacun ayant une petite dague ou un couteau sur lui. Elle était la seule à avoir un enfant à son poignet. Elle prit aussitôt la mesure du danger. Elle était seule contre tous. Seule à pouvoir sauver cet enfant innocent.

– Recule Tabris et surtout ne quitte jamais mon dos du regard. Essaie de me suivre.

– J’ai pe…peur madame.

– Je sais, ne t’inquiète pas. Tout ira bien, tu peux le faire.

Elle essaya de trouver une position stratégique pour le combat à venir et se trouva acculée contre un mur. Au moins elle pouvait essayer de protéger ses arrières. Avec le peu de liberté de mouvement que lui accordait la chaîne elle ne pouvait qu’attendre que les autres combattants viennent à elle.

Ce qu’ils firent. Trois guerriers essayèrent de la mettre à mal directement. Elle attaqua aussitôt vite qu’elle le put. Pas de pitié ! Elle frappait pour tuer, il en allait de la vie du jeune garçon. Un combattant aux doubles dagues tenta de la prendre par surprise et finit le cœur transpercé. Une frappe nette, chirurgicale. Les deux autres hommes attaquèrent ensemble. Celui qui portait un marteau lourd l’abattit violemment. Seren esquiva mais le deuxième homme à l’épée anticipa son mouvement et lui asséna un coup à la cuisse, causant sa première blessure de la soirée. Elle contre-attaqua, et lutta quelques secondes au corps à corps avant de lui enfoncer un Sai dans la gorge. L’homme gargouilla, et finit par mourir, étouffé dans son propre sang. L’esclave auquel il était lié se jeta sur elle avec un cri et finit empalé sur ses Sais. L’homme au marteau en profita pour essayer de s’attaquer à Tabris. Seren courut vers le guerrier et sauta sur son dos, lui enfonçant ses armes dans la chair tendre à la jonction de l’épaule et du cou. L’homme s’écroula, mort. Son esclave lâcha son arme et demanda grâce. Seren ne s’occupa pas de lui mais du reste des combattants qui avaient décidé de faire front ensemble. Elle virevolta, armes à la main neutralisant deux autres combattants. Mais la chaîne était courte et son immobilité forcée, pour protéger le garçon, l’obligeait à changer totalement de style de combat. Hors elle tirait sa puissance de sa vitesse de mouvement. Elle sentit rapidement que ses forces s’affaiblissaient. Elle avait une blessure à la cuisse qui saignait abondamment et une autre à l’épaule gauche qui endolorissait petit à petit son membre. Dans quelques minutes, elle ne pourrait plus l’utiliser, elle le savait. Son souffle se fit plus erratique, son sang tâchait le sable de l’arène, sa vision se fit plus floue. Les autres guerriers se rendirent également compte de son état et en profitèrent pour redoubler leurs attaques.

Elle para une attaque, puis deux, enfonça avec une grimace de douleur, son Sai gauche dans le ventre de l’un, prit un coup d’épée au flanc, entailla la chair d’un autre. Elle posa un genou à terre, le souffle court. Elle se tourna vers Tabris et vit qu’un homme avançait vers lui, arme au clair. Non elle ne pouvait pas le laisser mourir, elle le lui avait promis. Elle n’avait aucun moyen de parer ce coup. Sans réfléchir elle se précipita devant lui et offrit son corps pour recevoir le coup à la place de l’enfant. L’épée s’enfonça profondément dans son ventre. L’homme, étonné de la trouver sur son chemin, ressortit la lame.

Seren gémit. Elle sentit du sang couler de sa bouche, de sa blessure, de chaque pore de sa peau. Elle tomba à genoux, sans force et ferma les yeux. Jamais elle n’avait été autant en danger dans l’arène et aussi  proche de la mort

Elle ne voulait pas mourir, elle avait encore une mission, elle avait quelqu’un à protéger. Elle sera les poings et essaya de mobiliser le peu de force qui lui restait. Sans résultat.

Soudain elle se sentit partir. Une voix murmura, cajoleuse : « Ouvre-moi la porte, Seren et je t’offrirai la puissance. ». Quel choix avait-elle ? Elle accepta et se laissa submerger.

Elle ouvrit les yeux.

 

Darius était nerveux, mais fit en sorte que personne ne puisse le voir. Il était constamment inquiet ces derniers temps. Premièrement cela faisait quelques mois qu’il n’avait plus de nouvelle régulière de son père, qui vivait pourtant au même endroit que lui. Cela faisait plusieurs années qu’il empoisonnait régulièrement son paternel. Rien de léthal, juste de quoi le rendre grabataire et incapable de prendre une décision. Ses parents étaient très jeunes lorsqu’ils l’avient eu. De sorte que lorsqu’il avait eu l’âge de prendre sa suite, son père était encore dans la force de l’âge, et peu enclin à lui céder son siège. Après la mort de sa mère, Darius avait décidé de prendre son destin en main et avait pris la décision de le forcer et d’empoisonner son père. Il avait alors obtenu très tôt son rang de Magister et cette situation lui convenait à merveille. Il avait installé son père dans une aile isolée de la demeure et avait veillé à ce qu’un de ses loyals serviteurs lui donne sa dose régulière de poison. Il ne connaissait pas les détails et s’en fichait tant que le travail était fait. Mais depuis quelques temps ses esclaves se faisaient refouler aux portes de l’aile de son père. Il ne savait pas ce qui s’y passait. Il ne pouvait pas faire d’esclandre au risque d’éveiller les soupçons.

Et puis il y avait eu ces menaces de mort régulières et maintenant ce combat très étrange.

En voyant tous ces combattants se retourner contre Seren, il avait eu une grimace. Il ne pouvait pas perdre sa championne. Elle était le symbole vivant de son pouvoir, de son ambition, de sa force. Si elle tombait il finirait par perdre ses alliés, et sans allié un Magister n’était rien.

Seren était mal en point et il vit Rain serrer les poings à côté de lui. Comme toute la foule, il retint son souffle quand l’épée traversa le corps de sa championne de part en part. Pour la première fois il ne put contenir son émotion et inspira bruyamment. Il s’avança sur sa chaise, comme tout le monde dans la tribune et crût assister aux derniers instants de la championne de Minrathie, quand Seren tomba à genou.

Mais soudain quelque chose se produisit. L’atmosphère de l’arène s’alourdit, devenant lourde, pesante. Une aura rougeâtre entoura subitement Seren, crépitant comme de minuscules éclairs. Elle se redressa et empoigna ses armes. Il murmura :

– Il se passe quelque chose.

Rain à ses côtés répliqua :

– Elle ne semble plus elle-même.

Le combat reprit, comme si elle ne ressentait aucune douleur. Ses adversaires semblaient cloués sur place, comme paralysés par la peur, ne se réveillant que lorsque l’elfe était sur eux. La lutte fut inégale, elle frappa comme une démone, se moquant de recevoir d’autres blessures. Plus elle était blessée plus son aura s’intensifiait, et plus elle tuait plus elle semblait puissante.

Déjà il ne restait plus que cinq combattants. Les esclaves, terrifiés, avaient déjà rendu les armes depuis longtemps. Étrangement elle semblait toujours protéger le jeune esclave avec qui elle était reliée.

Malgré lui, Darius frissonna devant la férocité de sa championne et pour la première fois, il l’a vit comme une femme, puissante, sans scrupule, une sorte d’égale. Il aimait ce qu’il voyait, se sentait presque excité par ce spectacle hors du commun.

L’un des combattants l’avait empoigné par l’arrière, bloquant ses bras. Elle se débattit comme une diablesse, donnant des coups de pieds à l’homme devant elle. Elle envoya son pied voler à une telle vitesse et avec une telle force contre la tête de l’homme que celle-ci craqua bruyamment et que l’homme tomba. Encore un mort. Elle était superbe !

Elle passa l’homme qui la retenait par-dessus son corps dans un cri sauvage, l’enjamba pour s’asseoir sur sa poitrine et finit par l’étrangler à mains nues. Une fois son adversaire mort elle se redressa et fit face à son combattant suivant. Elle lui donna un puissant coup de tête. Sonné, l’homme ne vit rien venir. Deux Sais s’enfoncèrent dans son ventre. Il tomba à terre se vidant, petit à petit, de son sang.

Un homme plus costaud que les autres fonça sur Seren et la fit tomber sur le dos l’écrasant de tout son poids. Elle se trouva complètement prisonnière des muscles de l’homme, ne pouvant plus bouger les bras et les jambes. Elle mordit alors son adversaire au cou, faisant hurler de douleur sa victime. Elle s’accrocha à son cou si fort qu’elle trouva la carotide, qu’elle sectionna à pleine dents et se trouva arrosé de sang. L’homme incapable de bouger finit par se vider de son sang et exhala son dernier souffle sur elle. Vivement elle se débarrassa de la dépouille et se releva. Du bras elle s’essuya la bouche et hurla :

– Encore ! Plus !

Ce cri galvanisa la foule qui hurla sa joie. Il ne restait plus que deux combattants, qui malgré leur expérience semblaient hésitants et apeurés. Seren était quasiment couverte de rouge, son sang et celui de ses ennemis se mêlant en une peinture de guerre terrifiante.

Ils décidèrent finalement de l’attaquer ensemble mais finirent comme les autres, baignant dans leur sang dans le sable de l’arène. Elle décapita ses derniers assaillants et présenta leurs têtes à la foule qui l’acclama. Les elfes esclaves encore debout se firent tout petits et essayèrent de ne pas se faire remarquer par la grande vainqueur de ce combat.

«  Minrathie ! Salue ta championne ! »

Darius ne cacha pas sa satisfaction et applaudit plus fort que jamais. Il semblerait que quelqu’un avait voulu le priver de sa Némésis. Eh bien maintenant cette personne savait à quoi s’en tenir, sa championne était quasiment invincible.

 

Rain était inquiet pour Seren. Lorsqu’il la vit se battre comme une sauvage assoiffée de sang, il savait qu’il n’avait plus en face de lui l’elfe méfiante et rougissante qu’il apprenait à découvrir. Son regard parcourut le corps de la jeune elfe et son œil de guérisseur vit tout de suite qu’il lui fallait intervenir rapidement. Il ne savait même pas comment elle faisait pour tenir debout.

Elle s’était postée devant le jeune garçon, prête à frapper la première personne à vouloir lui faire du mal. Une grille s’ouvrit près d’eux et Seren guida le garçon, qui ne semblait pas plus effrayer que ça pour par sa protectrice, dans les sous-sols.

Darius se leva soudain :

– Je vais féliciter personnellement ma championne ! Vous m’accompagnez bien sûr ?

Darius voulait donc qu’il s’occupe de ses blessures. Tant mieux, celui lui évitera de le lui demander lui-même.

– Bien sûr ! Je vous suis.

Escortés de deux esclaves soldats, ils pénétrèrent dans les sous bassement de l’arène. L’air y était chaud et sentait le sang et la poussière. Ils se dirigèrent vers le fond, là où Seren était rentrée. Ils furent stoppés par un employé de l’arène, complètement affolé.

– Seigneur ! Elle a perdu l’esprit ! Elle a failli tuer l’un de mes collègues ! Elle refuse qu’on l’approche pour retirer les menottes. Impossible d’établir un contact avec elle.

– Donnez-moi les clés, imbécile, je vais m’en charger. Moi elle m’écoutera.

Ils finirent par arriver jusqu’à elle. Le jeune esclave n’osait pas bouger, et Seren faisait les cent pas devant lui, les Sais toujours à la main. Elle semblait moins insensible à la douleur et serrait les dents. Son aura s’était apaisée mais un étrange voile rouge recouvrait ses yeux.

Sûr de lui, Darius s’avança vers elle.

– Ma Némésis ! Tu as été grandiose. Maintenant il est temps de rentrer. Laisse-moi te retirer ces menottes qu’on te débarrasse de ce garçon.

Il avança la main vers elle, mais vivement elle siffla entre ses dents et se recula, se postant en position d’attaque. Aussitôt les soldats intervinrent. Darius les stoppa.

– Arrêtez enfin ! C’est inutile, jamais Seren ne me ferait le moindre mal !

Contredisant ses paroles, la jeune femme passa à l’attaque et Darius ne dût sa vie qu’à la rapidité de son esclave soldat qui le protégea de son bouclier.

Le Magister semblait extrêmement choqué. Rain lui dit :

– Darius je crois que c’est inutile. Elle n’est pas dans son état normal.

Furieux, autant contre lui-même que contre la jeune femme, Darius répliqua méchamment :

– Ah oui et que proposez-vous donc ?

– Laissez-moi seul avec elle, je vais essayer de l’apaiser. Je connais un sort.

En fait il ne connaissait aucun sort capable de la ramener à elle, mais il pensait pouvoir la calmer en lui parlant et l’atteindre par-delà son état.

Darius se précipita vers lui et lui fourra la clé dans sa main.

– Bien, puisque vous êtes plus malin que les autres je vous laisse. Mais ne venez pas vous plaindre si elle vous déchiquette !

– Ne vous inquiétez pas pour moi.

D’un geste de la main il ordonna à ses serviteurs de le suivre et ils s’éloignèrent, laissant Rain seul avec une Seren nerveuse et furieuse. Il leva les mains, haut devant lui pour lui montrer qu’elle n’avait rien à craindre de lui et il modula sa voix pour la rendre aussi calme et autoritaire que possible.

– Seren écoutez-moi. C’est moi Rain. Vous êtes grièvement blessée vous devez me laisser vous soigner ou vous aller mourir. Vous m’entendez Seren ?

La jeune femme avait les yeux fixés sur lui et suivait le moindre de ses mouvements. Lentement, il s’avança vers elle. L’elfe gronda légèrement mais ne tenta pas de l’attaquer. Il y avait déjà de l’amélioration. Finalement il arriva face à elle.

– Seren ? Vous vous souvenez ? Je suis un mage guérisseur. J’ai guéri la cheville de Tia. Elle était tombée devant nous…

Le visage de la jeune elfe se détendit légèrement et le voile dans ses yeux se leva.

– Tia ?

– Oui Tia ! Vous vous rappelez ?

– Rain ?

Le mage lui sourit et gentiment, leva une main vers son visage. Il hésita un instant mais décida de ne pas utiliser sa magie pour l’apaiser ou l’endormir. Il avait peur de perdre définitivement sa confiance. Alors il caressa doucement sa joue, pleine de sang séché.

– Oui c’est moi Seren. Revenez. Vous n’êtes pas une bête sauvage. Je le sais et vous le savez aussi. Vous n’êtes pas Némésis.

Le voile rouge se leva complètement laissant à nouveau voir le vert de ses yeux. Rain en profita pour défaire les menottes à ses poignets. L’enfant s’approcha de Seren, lui prit la main et la serra gentiment. Seren tourna la tête vers lui.

– Merci de m’avoir sauvé la vie, madame. Laissez le Shemlen sauver la vôtre maintenant d’accord ?

Il s’en alla. Seren replongea ses yeux dans les siens.

– Me laisserez-vous vous soigner ?

L’elfe fronça les sourcils, comme si elle essayait de se souvenir de quelque chose.

– Rain, j’ai mal, que s’était-il passé ?

– Vous étiez dans l’arène. Vous avez sauvé la vie d’un petit garçon.

Son regard se voilà à nouveau, mais de tristesse. Elle posa sa main contre celle de Rain, qui l’avait à nouveau posée sur sa joue.

– Qu’ai-je fais aux autres ?

Il allait lui répondre quand le corps de Seren céda, et elle s’effondra contre lui, évanouie. Aussitôt il se mit au travail.

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