Chapitre 2 – Et la chandelle se consuma

TW: Ce chapitre contient des scènes érotiques explicites.

Leena se mouvait le plus silencieusement possible. Le couvre-feu était dépassé depuis longtemps et elle aurait très certainement de gros ennuis si elle se faisait attraper à parcourir les couloirs à cette heure. Une simple bougie à la main, elle entra dans l’immense bibliothèque. Elle parcourut plusieurs rayonnages et enfin trouva une petite porte presque cachée par l’obscurité. Elle débouchait sur un petit bureau inoccupé depuis des années. Rapidement, elle entra, referma la porte derrière elle et s’appuya contre le panneau de bois, le souffle légèrement saccadé. Il était déjà là, appuyé contre le mur, près de la fenêtre qui laissait filtrer la pâle lumière de la lune qui faisait briller ses cheveux d’ébène. Il était incontestablement beau et elle se demandait encore comment elle avait réussi à le persuader de venir la retrouver ici, pourquoi il l’avait choisi elle, plutôt qu’une des nombreuses jeunes femmes qui n’attendaient qu’un signe de sa part.

Dès son entrée, il avait levé ses yeux sombres vers elle. Des yeux qui l’avaient séduite dès le premier jour, à la fois très expressifs et plein de mystères. Ils lui racontaient que sous ses airs de doux rêveurs se cachaient une certaine noirceur. Il portait encore ses amples habits de jour et la dévisageait, un sourcil légèrement arqué. Elle était en chemise de nuit et ses cheveux bouclés tombaient librement jusqu’en-dessous de ses épaules.

Le jeune homme se tourna vers elle alors qu’elle s’approchait de lui. Elle s’arrêta juste devant lui, et leva légèrement la tête pour croiser son regard. Les bras le long du corps, les poings serrés, il ne semblait pas savoir quoi faire. Leena déposa le bougeoir sur le bureau qui se trouvait tout à côté et reporta son attention sur le mage. Elle lui sourit gentiment, mais, indécis, le jeune homme souffla :

– Je ne …

– Chuuuut.

Leena posa deux doigts sur ses lèvres pour le stopper. Elle ne connaissait pas son passé, mais elle savait que la proximité physique ne lui était pas familière au vue des réactions que le moindre contact lui provoquaient. Il était mal à l’aise la crispation de son corps le lui criait presque. Peu lui importait, elle ne cherchait pas juste un bon amant. Elle voulait une histoire qui est du sens, avec quelqu’un pour qui elle ressentait quelque chose. Elle décida donc de prendre les devants. Doucement, elle prit le visage d’Azel en coupe et leva le sien pour l’embrasser. Doucement, chastement, une simple caresse de ses lèvres contre celles du jeune homme, sans chercher à aller plus loin. Celui-ci ne bougeait toujours pas, mais elle le sentit trembler légèrement. Alors, du bout de la langue, elle traça le contour de ses lèvres. Azel frémit doucement et enfin se laissa aller. Il lui rendit son baiser, penchant la tête vers elle. Leena entrouvrit les lèvres, attendant qu’il décide de lui-même d’approfondir leur étreinte. Ce qu’il fit au bout de quelques secondes, explorant la bouche de la jeune femme, doucement sans précipitation. Cette douceur et cette retenue fit gémir la jeune femme qui se colla à son corps. Aussitôt le jeune homme mit fin à leur baiser et recula d’un pas. Les yeux vitreux, Leena fut légèrement déboussolée par la réaction d’Azel. Elle comprit rapidement qu’il était encore hésitant. Elle prit alors une décision radicale. D’un geste ample, elle fit tomber le tissu de sa chemise de nuit de ses épaules. Le vêtement glissa avec fluidité le long de son corps pour finir en petit tas à ses pieds. Elle n’avait jamais eu honte de son corps et savait l’effet qu’il avait sur la gente masculine. Ses seins haut perchés et généreux ainsi que ses hanches pleines plaisaient aux hommes. Elle avait appris très tôt à décrypter les regards concupiscents qu’ils lui jetaient depuis sa puberté. Elle levait alors haut le menton, se répétant qu’elle n’était pas qu’un corps et que c’était son esprit dont elle devait être fière. Mais lorsqu’elle trouva à nouveau le regard d’Azel, elle découvrit dans ses iris sombres plus que du désir. Il la regardait avec une certaine révérence, comme s’il la voyait pour la première fois. Comme s’il pouvait voir à travers sa peau nue, et qu’il contemplait son âme.

Doucement, elle lui indiqua du menton la porte derrière elle et lui dit :

– Si tu veux tout arrêter maintenant, il te suffit de passer cette porte. Nous resterons simplement amis.

Sans la quitter des yeux, il fit le pas qui les séparait et du bout des doigts lui caressa la joue, la faisant frissonner de la tête au pied.

De son étrange voix grave et calme, il lui répondit :

– Je décide de rester.

Soulagée, Leena lui sourit. Elle lui prit la main, embrassant le bout de ses doigts. Elle la guida ensuite vers sa poitrine et souffla :

– Alors touche-moi.

Lorsque la main du jeune homme se referma sur son sein et exerça une légère pression, la jeune mage inspira fortement et l’embrassa à nouveau. Cette fois Azel répondit immédiatement, sa langue se frayant un passage vers la chaleur de la bouche de Leena. Leur baiser n’avait plus rien de timide et la jeune femme se força à rester immobile, laissant de temps en temps s’échapper un profond soupir de plaisir. La main libre du jeune homme se referma sur sa hanche et la plaqua plus fermement contre son corps alors que celle qui se trouvait sur son sein se fit plus hardie, palpant la chair sensible. Et quand son pouce trouva son mamelon durci et le pinça légèrement, la jeune femme gémit tout contre sa bouche. Ne sachant trop comment l’interpréter, Azel se figea. Aussitôt, la jeune femme lui ordonna :

– Non ! N’arrête pas.

Et sans faire attention à sa réaction, la jeune femme passa les bras autour de son cou et sa main se faufila dans les mèches sombres d’Azel, lui inclinant suffisamment la tête pour continuer à l’embrasser. Elle n’avait aucune envie de tout stopper maintenant, par alors qu’une simple caresse sur sa poitrine l’avait rendue plus moite de désir que le meilleur de ses amants après bien plus de préliminaires.

Azel sembla avoir mis ses doutes de côté et continua à explorer la bouche de la jeune femme de sa langue, et son corps de ses mains. Celle qui se trouvait sur sa hanche remonta le long de ses côtés en une lente caresse avant de redescendre doucement se poser sur le globe de ses fesses, en appréciant la douceur et la rondeur. Ne pouvant plus se contrôler, Leena frotta doucement son bassin contre le sien et malgré la couche de vêtement qui les séparait, elle pouvait nettement sentir la bosse au niveau de son entrejambe. Leena en ronronna presque de plaisir. Elle reprit alors les rênes du baiser, goûtant à son tour à la bouche du jeune homme. Le seul signe de son appréciation fut la crispation de ses doigts sur la peau de la jeune femme. Lorsque leurs lèvres se séparèrent enfin, ils étaient tous deux hors d’haleine. Les mains d’Azel se posèrent sur ses hanches. Fuyant le regard de la jeune femme il lui demanda :

– Où veux-tu que nous …

Il ne finit pas sa phrase, soudain gêné. Avec un sourire Leena chercha ses yeux sombres et lui répondit :

– Où tu le souhaites. Je te suis.

Étonné le jeune homme scanna la pièce du regard. La jeune femme patienta, puis se laissa guider vers le bureau. Azel se débarrassa de sa longue tunique et la déposa sur le bois poussiéreux puis il souleva la jeune femme pour l’y installer confortablement. Leena écarta légèrement les jambes et l’agrippa par l’écharpe qui ne le quittait jamais, l’attirant entre ses cuisses. Elle posa ensuite ses mains à plat contre son torse, ses doigts jouant avant les vêtements qui le recouvrait et lui demanda :

– Est-ce que je peux ?

Azel leva des yeux surpris, comme si on ne lui avait jamais posé la question. Leena avait encore en tête les rumeurs colportées par ses compagnes de chambre. Des rumeurs concernant le jeune homme et sa relation avec une ancienne templière. Des choses un peu folles se racontaient faisant tantôt de la templière la méchante de l’histoire ou Azel, selon les versions. Mais la jeune femme n’était pas aveugle et pouvait nettement sentir une certaine fragilité chez le jeune homme. Ce qui l’amenait plutôt à croire la première hypothèse.

Azel poussa un long soupir et tout en fermant les yeux, posa son front contre celui de la jeune mage.

– Bien sûr.

Leena lui déposa un baiser contre les lèvres et s’attaqua à ses vêtements, sans précipitation aucune, alors qu’elle rêvait de les lui arracher. Enfin elle put contempler le corps qui se cachait sous cette couche impressionnante de tissu. Le torse du jeune homme était fin et musclé, sa peau blanche luisait d’un halo pâle, offrant un contraste saisissant avec ses cheveux et ses yeux sombres. Elle l’admira quelques secondes mais lorsqu’elle le vit s’agiter, mal à l’aise sous son regard, elle se pencha vers lui et posa ses lèvres sur sa peau nue. Elle partit de son pectoral pour remonter doucement vers sa gorge, qu’elle mordilla légèrement. Depuis le début de leur étreinte il n’avait pas laissé échapper un son, un gémissement. Et Leena trouva cela étrange. Surtout lorsqu’elle sentit la crispation de ses mâchoires qu’elle embrassait, comme s’il se contenait. Elle lui murmura alors à l’oreille :

– Azel, tu peux lâcher prise. Personne ne nous entendra tu sais.

– Je…je ne sais pas si je pourrais. Perdre le contrôle.

– Pourquoi pas ? Ce que nous faisons ici n’a rien à voir avec le contrôle. Au contraire ! Il s’agit de spontanéité, de laisser parler ses désirs et son corps.

Elle guida ensuite l’une de ses mains entre ses cuisses ouvertes, et lui fit passer un doigt contre ses lèvres humides de désir. La respiration du jeune homme se bloqua soudain alors qu’elle poussa un petit cri de plaisir.

– J’ai tellement envie de toi Azel, et chacun de mes soupirs, de mes gémissements est une preuve de ce désir. Mais toi, est-ce que tu as envie de moi ? Vraiment envie ?

Il déglutit bruyamment, faisait rapidement monter et descendre sa pomme d’Adam. Leena avait lâché sa main mais il continuait à la caresser lascivement, du haut vers le bas. Lorsqu’il toucha, par inadvertance, son clitoris, la jeune femme rejeta la tête en arrière et poussa un profond gémissement. Azel se pencha alors vers elle et baisa sa gorge offerte tout en soufflant.

– Oui, j’en envie de toi.

Elle trouva alors son regard :

– Alors laisse toi aller. Offre-toi à moi, comme je m’offre à toi.

Elle sentit le corps du jeune homme parcourut par un long frisson, comme si un éclair venait de le traverser de part en part. Sa main agrippa soudainement ses longs cheveux et ses lèvres se posèrent presque brutalement contre les siennes. Il lui dévora alors la bouche tout un glissant un doigt en elle. Tellement facilement qu’elle aurait pu se sentir gêner d’être dans un tel état d’excitation alors qu’ils avaient à peine commencé. Le changement de comportement du jeune homme l’étonna mais ce qu’il lui faisait était trop bon pour qu’elle s’en soucie vraiment. Le cri qu’elle poussa se perdit dans la bouche du mage. Elle ondula des hanches, essayant d’attirer le doigt du jeune homme le plus loin possible en elle. Elle passa ensuite ses jambes autour de sa taille, alors que le doigt du mage entamait un lent mouvement de l’avant vers l’arrière, le ressortant jusqu’à la première phalange pour le replonger lentement. Cet homme allait la rendre folle, mais pour une fois, le fait que son amant prenne tout son temps ne l’agaça pas. Leena était une jeune femme passionnée qui, d’habitude, aimait les étreintes enflammées, où les deux partenaires plongeaient dans leur désir mutuel sans retenue. Mais ce qu’elle vivait ce soir, avec Azel, était l’expérience la plus sensuelle de sa vie.

Ne voulant pas rester inactive, elle passa lentement sa main entre leurs deux corps et la posa sur le torse du jeune homme, où se trouvait son cœur. Elle pouvait sentir ses battements frénétiques à travers sa peau, et du bout des doigts elle commença à descendre sa main plus bas. D’abord vers son ventre ferme où commençait un sillon de fins poils noirs, puis sur le haut du cuir de son pantalon, pour finalement arrêter sa course sur son membre gonflé qu’elle toucha du bout des doigts. Les baisers du jeune homme redoublèrent d’intensité, la faisait légèrement basculer vers l’arrière. Ce n’est pas pour autant qu’il la détourna de son but. S’appuyant d’une main sur le bureau, l’autre s’attaqua fébrilement aux lacets qui retenaient son pantalon. Elle s’aida ensuite de cette main et de ses jambes pour faire glisser le vêtement jusqu’à avoir accès à ce qu’elle voulait. Le jeune homme se détacha de sa bouche et posa son front contre l’épaule de la jeune mage. Il retira son doigt de sa chair et s’agrippa des deux mains au rebord du plateau de bois. Sa respiration s’accéléra soudain lorsque les doigts fins de sa partenaire se refermèrent sur son sexe dressé. Il poussa alors un grognement guttural contre sa peau et ce son fut sans doute la chose la plus érotique que Leena eut jamais entendu, donnant un coup de fouet à son propre désir. Elle déposa un tendre baiser contre sa tempe et commença un léger va et vient de sa main. Il enfouit alors son visage tout contre le cou de la jeune femme, inspira son parfum et se laissa totalement aller au plaisir. Il poussa quelques soupirs, au gré des mouvements de la main de la mage et lorsque sa bouche trouva la peau tendre de son cou, il la mordilla, l’embrassa, la lécha, sans vraiment faire attention à ce qu’il faisait.

Leena était aux anges. Sentir cet homme, d’habitude si refermé sur lui-même, perdre le contrôle de ses sens et trembler de désir contre elle, grâce à ce qu’elle lui faisait, lui procurait presque autant de plaisir que lorsqu’il la touchait. Elle voulait le combler comme personne ne l’avait fait avant elle, apposer sa marque sur son âme pour que jamais il ne l’oublie. Elle accéléra le mouvement de sa main, s’attardant sur le bout légèrement humide et récoltant un profond gémissement de la part du jeune homme. Malgré lui, ses hanches bougèrent de façon erratique, cherchant à accompagner et prolonger la délicieuse sensation causée par les mouvements de la jeune femme. Celle-ci sentit son membre se gonfler d’avantage dans sa main, proche de la jouissance.

Soudain la main d’Azel se referma violemment sur son poignet et l’arrêta. Il releva la tête et Leena vit une lueur de panique traverser son regard.

– Non, arrête !

Elle grimaça légèrement sous la pression de ses doigts et aussitôt le jeune homme desserra son étreinte, amenant sa main vers sa bouche, baisant doucement la peau meurtrie de son poignet.

– Pardonne-moi, je ne voulais pas te faire mal.

Toujours interloquée, la jeune femme lui demanda :

– Pourquoi m’arrêter ?

Azel détourna le regard et lui répondit :

– Je ne dois pas… je ne peux pas finir sans toi, ça serait …

Il sembla chercher ses mots, puis haussa les épaules et termina :

– … Egoïste.

Leena n’en croyait pas ses oreilles. Qu’avait bien pu faire cette templière pour lui faire croire que son corps ne servait qu’à combler une femme. Elle se redressa et posa fermement sa main sur la nuque du jeune homme, orientant son visage pour qu’il soit obligé de la regarder dans les yeux.

– Azel, je ne sais pas quelles ont été tes précédentes expériences mais il n’y absolument rien d’égoïste dans le fait de prendre du plaisir. J’étais prête à te le donner, sans arrière-pensée. Je veux un amant, pas un simple objet sexuel.

– Alors je ne suis pas sûr d’être le bon partenaire pour toi.

– Bien sûr que si. Je t’ai choisi et tu m’as choisi. Je te demande juste de me faire confiance. Le peux-tu ?

Le jeune homme scruta un instant ses yeux bleu nuit et l’embrassa passionnément avant de répondre :

– Je te fais confiance

La jeune femme lui sourit :

– Bien.

Elle dénoua ses jambes de ses hanches et le poussa légèrement en arrière. Elle descendit du bureau et l’embrassa à nouveau. Gentiment, elle le guida pour qu’il se trouve dos au meuble. Elle descendit ses lèvres vers son menton, son cou et elle sentit avec bonheur la main du jeune homme se perdre dans sa chevelure alors qu’il poussait un profond soupir de contentement. Elle s’attarda ensuite sur son torse, le fit gémir lorsque de ses dents elle effleura ses tétons. Elle se mit ensuite à genoux et chercha le regard sombre du jeune mage. Elle le débarrassa de ses chaussures puis fit descendre complètement son pantalon. Il était à présent nu devant elle et semblait comme statufié. Ses yeux ne la quittaient pas un instant et suivaient chacun de ses mouvements. Sa respiration était irrégulière, comme s’il devait se rappeler de temps à autre la nécessité d’insuffler de l’air dans ses poumons.

La jeune femme déposa quelques baisers sur son ventre, alors qu’elle reprit le membre d’Azel dans sa main et continua ses mouvements. Lentement, elle abaissa sa bouche, sans le quitter des yeux. Elle le vit froncer les sourcils et sa main libre s’agrippa à nouveau au rebord du bureau.

Sans plus de précaution, elle prit son membre en bouche aussi loin qu’elle le put. Les jambes du mage tremblèrent sous lui, la main qui se trouvait dans ses cheveux se crispa sur son cuir chevelu et il laissa échapper :

– Créateurs ! Leena !

La jeune femme libéra sa bouche pour lui répondre.

– Tout va bien Azel, détends-toi et laisse-moi faire.

Elle reprit sa tâche, effectua des mouvements amples du haut vers le bas, afin de l’humidifier un maximum et usant de sa main pour la base qu’elle ne pouvait atteindre. Elle posa son autre main sur sa hanche. Les gémissements qui échappaient au jeune homme firent écho aux siens, ajoutant de délicieuses sensations sur son membre sensible. C’est au moment où Leena joua de sa langue que les hanches du mage bougèrent imperceptiblement, comme s’il se retenait. Ce que confirmait la contraction de ses muscles qu’elle sentait sous sa main. Elle le rassura alors :

– Si tu le souhaites, tu peux bouger les hanches, ça ne me dérange pas.

Au bout de quelques mouvements, il sembla enfin abandonner toute retenue et commença à bouger légèrement. De sa main elle le guida pour trouver le rythme parfait pour elle et pour lui. Elle resserra sa bouche autour de son membre, usant parfois de ses dents pour effleurer légèrement la peau. Cela sembla l’électrifier complètement. Ses coups de hanches gagnèrent en force et la main qui se trouvait toujours dans ses cheveux la maintenait en place sans qu’il se rende vraiment compte de ce qu’il faisait. Leena détendit les muscles de sa gorge pour l’accueillir le plus profondément possible en elle, respirant par le nez. Elle le sentit à nouveau au bord de la jouissance, alors que les hanches du jeune homme perdirent leur rythme.

– Leena, je vais …

Il ne put finir sa phrase et dans un dernier coup de hanche puissant qui plongea son membre encore plus loin, il se libéra au fond de la gorge de la jeune femme en poussant un cri étranglé qui aurait presque pu passer pour un cri de douleur. Les yeux fermés, la tête rejetée en arrière et une expression de pur plaisir inscrite sur son visage, la vision du mage dans la jouissance fit presque oublier à la jeune femme l’inconfort de sa situation. Elle finit par libérer sa bouche, toussant et luttant pour reprendre son souffle.

Aussitôt, Azel tomba à genoux devant elle et déposa une pluie de baiser sur son front en murmurant un flot d’excuses :

– Désolé… pardonne-moi… je ne voulais pas…

Elle l’embrassa alors, coupant court au flot de ses paroles.

– Tu n’as rien fait que je n’ai pas désiré.

Le mage sembla désarçonné par sa réponse mais finit par lui sourire.

– Oh. Eh bien dans ce cas laisse-moi au moins te remercier.

– Tout le plaisir est pour moi.

Avec un petit sourire énigmatique, il lui répondit :

– Non, pas encore.

Il lui tendit la main, l’invitant à se relever. C’est ce qu’elle fit, les genoux légèrement flageolants après être restés si longtemps sur la pierre. Azel la souleva à nouveau pour l’asseoir sur le bureau et l’embrassa lascivement, posant ses mains à plat sur ses cuisses. Il quitta ensuite ses lèvres pour remonter vers son oreille où il lui murmura :

– Laisse-moi te montrer ma gratitude.

Leena aurait bien souhaité répondre mais les mots semblaient coincés au fond de sa gorge. Les lèvres d’Azel reprirent leur voyage sur son visage, descendant vers sa gorge alors que la jeune femme bougea légèrement la tête afin de lui donner un meilleur accès. Elle gémit profondément quand il se mit à aspirer la peau juste au-dessus de la veine qui palpitait follement dans son cou. Il continua ensuite plus bas, vers sa poitrine généreuse, qu’il embrassa goulûment. La jeune femme passa une main dans ses cheveux sombres et soupira d’aise. Elle laissa échapper un cri lorsqu’elle sentit ses lèvres se refermer sur son mamelon durcit. Il le suça d’abord, aspirant la chair sensible jusqu’au seuil entre la douleur et le plaisir puis le relâcha pour lui donner des coups de langue qui allumèrent un vrai brasier dans son entrejambe. Il continua cette douce torture un instant avant de passer à l’autre sein qui subit le même traitement. Lorsqu’il arrêta, elle était déjà au bord de la jouissance et se retenait pour ne pas passer une main entre ses cuisses où la tension était à son maximum. Il remonta vers sa bouche qu’il dévora, alors que ses mains écartèrent doucement ses cuisses pour remonter ensuite de quelques centimètres. Ses pouces caressaient lentement l’intérieur de ses cuisses, tout près de là où elle voulait le sentir. Il détacha ses lèvres de celles de la jeune femme et lui sourit. Ses mains se posèrent soudain sur ses hanches et l’attira tout au bord du plateau de bois. Il se mit, à son tour, à genoux devant elle, la tête à la hauteur de son sexe. Anticipant ce qu’il souhaitait faire, la jeune mage retient son souffle, les iris agrandis par le désir et écarta impudiquement les jambes. Ses yeux rencontrèrent les siens et c’est presque au ralenti qu’elle vit sa bouche se pencher vers elle jusqu’à ce qu’elle sente ses lèvres contre les siennes.

– Créateur oui !

De leur propre accord ses hanches bougèrent violemment, écrasant presque la bouche du jeune homme contre son sexe détrempé.

Le jeune homme gémit, passa un bras autour d’une de ses cuisses pour la maintenir en place alors que les doigts de son autre main écartèrent ses lèvres pour accéder à sa chair intime. Sa langue prit le relai et lapa doucement son sexe,  de haut en bas.

La main toujours prisonnière de ses cheveux d’ébène, la jeune femme avait une vue imprenable d’Azel entre ses cuisses, une vision tellement érotique qu’elle ne pouvait empêcher les gémissements sans fin qui sortaient de sa bouche. Que c’était bon ! Et combien elle avait besoin de ça, même si chacune de ses caresses ne faisait qu’attiser le feu au creux de ses reins. Soudain il la pénétra de sa langue, arrachant un cri presque inhumain à la jeune femme.

– Azel je t’en prie !

Semblant comprendre ce que souhaitait la mage, le jeune homme remplaça sa langue par deux doigts et remonta sa bouche vers son bourgeon de plaisir qu’il happa entre ses lèvres. Ses doigts allaient et venaient en elle alors que sa bouche continuait son assaut sur son clitoris. Il recourba légèrement le bout de ses doigts et finit par toucher un point sensible en elle. Elle hoqueta de plaisir et se sentit soudain précipiter vers la jouissance à toute vitesse. Sa tête partit vers l’arrière, la bouche ouverte en un cri silencieux et elle dut s’appuyer contre le bureau pour ne pas s’écrouler complètement. Azel n’arrêta pas ses caresses et accompagna chacune des vagues de sa jouissance, mais il ne semblait toujours pas vouloir s’arrêter là et les mouvements de ses doigts prirent plus de vigueur, caressant inlassablement ce point si sensible en elle. Rapidement elle sentit un nouvel orgasme la terrasser. Ses jambes tremblèrent, son souffle se coupa et elle s’effondra complètement sur le bureau le poing enfouit dans sa bouche pour s’empêcher de réveiller tout le Cercle.

Il lui fallut quelques secondes pour revenir à la réalité et reprendre son souffle. Le jeune homme libéra ses doigts et déposa de tendres baisers à l’intérieur de ses cuisses. Elle porta une main sur ses yeux et rit doucement.

– Par Andrasté, tu as failli me tuer ! Où as-tu appris à donner autant de plaisir à une femme ?

Elle se remit assise et vit que le jeune mage s’était redressé, lui aussi. Nu devant elle, les lèvres et le menton luisants de sa jouissance et les yeux brillants il ne pouvait pas être plus beau qu’à cet instant. Portant une lueur sombre passa dans ses yeux lorsqu’il répondit simplement.

– J’ai appris, c’est tout.

Sentant qu’elle avait fait une bourde, Leena détourna le sujet.

– Peu importe.

Elle l’attira contre elle et voulut l’embrasser mais il l’arrêta avant.

– Attends, je devrais…

Il fit mine de s’essuyer la bouche, mais la jeune femme fut plus rapide et elle réussit à poser ses lèvres contre les siennes, goûtant à son propre nectar dans la bouche offerte de son amant. Elle descendit ensuite sur son menton qu’elle nettoya consciencieusement de la langue, faisant gémir le jeune homme. Elle reprit ensuite ses lèvres et se plaqua contre son corps, sentant avec ravissement qu’il était à nouveau dur contre son ventre.

Avec un petit sourire, elle lui dit :

– Tu vois qu’il est bon de donner du plaisir aux autres.

Il passa un doigt sur les lèvres gonflées de la jeune femme et répondit, le visage grave.

– Non. Il est bon de te donner du plaisir.

La main derrière sa nuque, la jeune femme attira son visage vers elle pour un nouveau baiser.

– Je crois que nous sommes plutôt doués.

Enfin elle lui arracha un petit rire.

– Oui je le crois aussi.

Son autre main se dirigea vers son membre à nouveau gonflé lui arrachant un petit cri.

– Mais nous n’avons pas fini, n’est-ce pas ?

Il posa son front contre le sien et la regarda dans les yeux.

– Non, nous n’avons pas fini.

Lentement, elle écarta les jambes, et à nouveau, se positionna au bord du bureau. Leurs regards s’accrochèrent alors qu’Azel se posta entre ses cuisses et guida son membre. Elle était encore tellement humide, que c’est avec fluidité que le jeune homme se logea en elle aussi loin qu’il le put. Ils gémirent de concert, lisant dans le regard de l’autre, le plaisir de ne former qu’un. L’une des mains du mage se posa contre sa nuque alors que l’autre se crispa sur sa cuisse. Il bougea les hanches, décuplant leur désir, d’abord lentement puis plus fort dans un rythme contrôlé.

Leena se sentait tellement bien qu’elle aurait souhaité que ce moment ne finisse jamais. Des amants, elle en avait eu quelques-uns. Certains doués, d’autres moins, mais aucun n’avait su éveiller en elle une telle fièvre, jamais elle n’avait pris autant de plaisir à voir la jouissance se peindre sur un visage. Ce visage encore si juvénile et si séduisant qui cachait des secrets qu’elle aimerait découvrir, un jour peut-être. Elle caressa lentement sa joue, et ne put s’empêcher de souffler :

– Tu es si beau !

Azel se crispa soudain, le regard dur, il se retira de la chaleur de son corps. La jeune femme stoppa ses caresses sur sa joue et essaya de comprendre ce qu’elle avait dit de mal.

– Azel ? Je suis désolée je ne voulais pas… qu’est-ce que j’ai dit … ?

Le jeune homme soupira.

– Rien ne t’en fais pas. Sache juste que mon âme n’est pas aussi séduisante que mon visage.

Sur ces paroles énigmatiques, il releva subitement ses cuisses, forçant la jeune mage à se coucher sur le bureau. Il la pénétra à nouveau d’un seul coup et s’enfouit bien plus loin en elle. A travers le brouillard de ravissement qui envahit ses yeux, elle put lire la surprise et le plaisir sur le visage du jeune homme lorsqu’il laissa échapper :

– Leena tu es si…

Il s’arrêta brutalement, comme s’il avait peur d’en dire plus.

La jeune femme bougea les hanches, l’incitant à faire de même et souffla dans un gémissement :

– Si quoi, Azel ? Dis-moi !

Il reprit ses mouvements de hanche.

– C’est juste…si bon.

– Oh oui, si bon. Alors ne t’arrête plus. Continue.

Comme si c’était le signal qu’il attendait, il accéléra ses coups de rein, allant toujours le plus loin possible. Leena essaya bien de se contrôler mais ses cris se faisaient de plus en plus forts et perçants, alors qu’elle sentait son troisième orgasme monter au plus profond d’elle. Elle savait qu’elle devait arrêter mais son cerveau avait comme cesser de fonctionner correctement et tout ce qui n’était pas leur deux corps, unis et bougeant à l’unisson, n’existait plus. Azel fut obligé de se pencher vers elle et de poser délicatement une main sur sa bouche, sans cesser ses mouvements.

– Chut Leena, tu vas réveiller tout le monde.

Ce nouvel angle permit au sexe du jeune homme de trouver le même point qui l’avait envoyée au septième ciel il y a quelques minutes. Cette nouvelle sensation et la pensée de se faire prendre ainsi envoya une nouvelle vague de plaisir en elle, si intense que son souffle se bloqua soudain, stoppant ses gémissements.

Elle referma ses bras autour de lui et bougea plus fort les hanches, cherchant la jouissance si proche. Le jeune homme retira la main de sa bouche alors qu’elle retrouva sa voix et chuchota d’une voix éraillée :

– Créateur ! Azel je t’en prie ! Juste là, n’arrête pas je vais ….

Il suffit d’un dernier et puissant coup de rein pour qu’elle soit à nouveau emporter vers l’orgasme dans un petit cri de ravissement total. Elle sentit tout son corps se tendre et ses muscles intimes se contractèrent autour du membre du jeune homme. Sans s’en rendre compte, elle l’emporta avec elle dans la jouissance et de très loin elle sentit les pulsations de son sexe alors qu’il se libérait en elle, le visage enfoui contre son cou, son prénom comme un murmure contre sa peau.

La jeune mage le serra fort contre elle, alors qu’elle redescendait doucement sur terre et déposa des baisers sur ses cheveux. Le souffle d’Azel reprit enfin un rythme normal et il voulut se redresser.

– Non, reste là encore un instant. Juste un instant.

Il redressa la tête pour croiser son regard, légèrement amusé.

– Je suis en train de t’écraser.

Leena fit la moue.

– Non absolument pas.

Le jeune mage secoua la tête, mais résigné, ne résista pas. Le nez contre son cou, il se laissa caresser le dos du bout des doigts et malgré leur position assez peu confortable, soupira de contentement.

Soudain la jeune femme demanda :

– Savais-tu que les Orlésiens appellent l’orgasme « la petite mort » ?

Le jeune homme rit.

– Non, je ne savais pas.

Soudain plus sérieux il ajouta :

– Mais je ne pense pas être mort ce soir. Au contraire.

Soudain mal à l’aise, la jeune femme ne put s’empêcher de plaisanter.

– En tout cas mon dos est mort.

Azel se dégagea de son étreinte et se redressa.

– Il est donc temps de bouger.

Il tendit la main pour l’aider à se redresser, ce qu’elle fit en grimaçant. Elle frotta son dos douloureux.

– La prochaine fois, je suggère que l’on se trouve un lit.

Un sourcil haussé, le jeune homme, qui avait enfilé son pantalon, se tourna vers elle.

– La prochaine fois ?

A nouveau mal à l’aise la jeune femme lui tourna le dos et enfila sa chemise de nuit.

– Oui, enfin, j’ai dit ça comme ça ! Je veux dire, rien ne nous oblige à recommencer, surtout si tu ne veux pas. Enfin, on pourrait bien sûr mais…peut-être ?

Elle se rendit bien compte que ses mots n’avaient aucun sens mais l’embarras lui faisait toujours dire n’importe quoi. Elle se retourna pour le retrouver à quelques centimètres d’elle tout habillé. Il se pencha vers elle et l’embrassa longuement, lui faisant à nouveau perdre la tête. Lorsque leurs bouches se séparèrent, il souffla tout contre ses lèvres.

– Oui peut-être.

Leena lui sourit puis elle alla reprendre le bougeoir, dont la bougie était presque entièrement consumée. Pendant ce temps Azel avait ouvert la porte et vérifié que personne ne se trouvait dans le couloir.

La voie libre, ils sortirent enfin du bureau. Leena se tourna une dernière fois vers le mage et déposa un chaste baiser sur sa joue, comme si elle avait, à regret, laissé les amants dans la pièce derrière eux.

– Bonne nuit Azel. A demain.

Le mage la retient un instant contre lui et embrassa ses lèvres, tout aussi chastement.

– Bonne nuit, Leena. Merci.

Sur un dernier regard et un dernier sourire, ils se séparèrent, regagnant chacun leur chambre.

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