Chapitre 1 – Nouveau départ

Après des mois d’errance, Rain Andersen s’arrêta enfin. Il était arrivé à Minrathie, capitale de l’immense empire de Tévinter, hier dans l’après-midi. Il avait utilisé les derniers sous de sa bourse pour se prendre une chambre un peu miteuse dans la première auberge à peu près propre qu’il avait su trouver. Il soupira face à la haute et majestueuse maison qui se trouvait devant lui. Elle était imposante, avec des dimensions presque surhumaines, composée de deux étages et de hautes fenêtres. De grandes statues de dragons encadraient une porte qui pourrait aisément laisser passer un troll debout. Déjà, il se sentait las de la prétention de cet empire. Il ne l’aimait pas. Pour lui, les Tévintides n’étaient que décadence et qu’une pâle copie de ce que devait être un mage. Il ne supportait pas la magie du sang, cruelle, destructrice et qui demandait, comme son nom l’indique, beaucoup de sang, voire parfois, des vies. Mais, en échange, elle leur conférait une puissance inégalée qui résonnait bien au-delà des frontières de l’empire. Les Tévintides avaient toujours étaient sujet à controverse et avaient des règles qui leur étaient propres. Si leur emploi immodéré de cette magie ancienne, et interdite partout ailleurs à cause de sa versatilité et de sa barbarie, ne suffisait pas, ils étaient en plus des esclavagistes qui ne se cachaient pas. Ils considéraient les elfes comme une sous-race qui n’était là que pour jouer les domestiques et les donneurs de sang pour leur magie. Bref Rain ne partageait absolument pas leur opinion et leur point de vue. Alors que faisait-il là ? Si on lui avait posé la question il y a quelques mois, il  aurait ri en répondant que Tévinter était sûrement le dernier endroit où il irait.

La vérité c’est que s’il se trouvait aujourd’hui devant la grandiose maison de la famille Varinus, c’est qu’il n’avait pas le choix. Après ce qui s’était passé, il y a quelques mois, dans les Terres Libres, il était maintenant devenu un paria, un mage considéré comme dangereux, car n’appartenant plus à un Cercle. Lui qui avait été proche du Premier Enchanteur Irving, dans le Cercle des mages du royaume de Férelden, en était maintenant réduit à se cacher.

Les Hommes avaient toujours eu peur de la magie, parce qu’ils ne savaient pas expliquer comment elle se manifestait chez un homme ou une femme. Tout ce qu’on en savait, c’est qu’elle apparaissait chez les individus vers la puberté. Ils créaient ainsi un lien vers cette magie mais aussi vers une dimension étrange appelée l’Immatériel, d’où ils tiraient leur puissance magique. Mais malheureusement, cet Immatériel était habité, aussi bien par des êtres bons qui leur chuchotaient courage, sagesse, justice, mais aussi par de puissants démons, plus manipulateurs, comme le désir, la colère, l’égoïsme ou la paresse. Et si un mage se laissait tenter par l’un de ces démons, il devenait une sorte d’Abomination, possédé par ce démon et perdant toute humanité.

Rain avait eu un parcours un peu atypique pour un mage. Il venait d’une petite famille noble de Férelden, où l’on devenait templier de père en fils, au nom d’Andrasté, déesse bienfaisante dont la religion était largement répandue chez les Humains. Les Nains et les Elfes avaient, eux leurs propres croyances et Dieux.

De tout temps, les templiers étaient les protecteurs et gardiens des mages. Ils acquéraient des compétences uniques et bien gardées qui leur permettaient de contrer la magie. Mais ces compétences ne pouvaient se manifester que sous l’ingestion d’une substance, le Lyrium. Elle permettait aux mages d’accroître leur puissance magique, mais était, évidemment, très dangereuse pour tous les autres. Ainsi les templiers s’ « empoisonnaient » à petit feu et créaient, en plus, une grande dépendance. Ils dévouaient leurs vies à Andrasté, ne pouvant créer de famille et passaient la plupart de leur temps à surveiller les mages dans leurs Cercles. Leurs carrières étaient souvent brèves mais ils étaient très respectés et ils considéraient leur devoir comme tenant du sacré.

Rain avait donc entamé sa formation de templier très jeune et avait passé les épreuves avec succès. Il avait été envoyé tout de suite au cercle de Férelden, en tant que templier fraîchement promu. Sa vie lui convenait parfaitement.

Mais quelque chose avait changé en lui. Il avait commencé à faire des rêves étranges, des rêves de l’Immatériel, même si à l’époque il ne le savait pas. Puis, c’était ensuite le jour qu’il commença à ressentir des effets étranges, surtout lorsqu’il prenait sa dose de Lyrium. Il avait l’impression que son corps était devenu subitement trop petit pour lui et qu’il allait exploser d’une minute à l’autre. Il avait essayé de cacher son état tant bien que mal. Mais une nuit, dans l’Immatériel, sa route avait croisé celle du Premier Enchanteur Irving. Grâce à lui, il avait compris qu’il allait devoir mettre sa carrière de templier de côté. En effet, il était devenu mage et il faisait malheureusement parti de ce petit nombre de personnes qui ne développait sa magie que tardivement.

Heureusement il avait vite appris, toujours épaulé par Irving, qui l’avait pris sous son aile. Rapidement il sut maîtriser son art et était devenu un puissant mage de glace, développant la branche délicate de la magie guérisseuse. Il aimait ce qu’il faisait, et était régulièrement envoyé à l’extérieur du Cercle pour des missions diverses et variées. Seule sa famille avait eu du mal à s’adapter à son nouveau statut, mais heureusement ils étaient assez ouverts d’esprit pour se rendre compte que rien n’était de la faute de leur fils. Sauf son père peut-être qui avait l’honneur de la famille Andersen à cœur. Mais c’était la volonté d’Andrasté, il ne pouvait donc rien dire.

Malheureusement, ce beau tableau avait volé en éclat le jour où il avait posé les pieds dans les Terres Libres.

Rain se reprit, ça ne servait à rien de ressasser le passé. Il devait maintenant se faire à sa nouvelle vie, qui commençait ici.

Il grimpa donc les marches et activa la lourde poignée de porte. Aussitôt elle s’ouvrit et une petite elfe, une adolescente qui ne devait pas avoir plus de quinze ans, au visage mutin et aux courts cheveux noir, s’inclina devant lui.

– Puis-je faire quelque chose pour vous monsieur ?

– Oui. Je suis Rain. Je suis attendu par Darius Varinus.

Les grands yeux bleus de la jeune elfe le dévisagèrent un moment. Il savait qu’il ne présentait pas vraiment bien. Sa barbe mériterait une bonne taille, ses vêtements avaient souffert de son errance et il devait certainement avoir l’air très fatigué.

Finalement, elle se décida et le laissa entrer. Il pénétra dans un hall aussi impressionnant que la porte le laissait deviner. L’entrée donnait directement dans une salle immense, entourée de colonnade de marbre. Il faisait bien plus frais dans la maison. Malgré lui, Rain se sentait impressionné.

L’adolescente le mena vers un couloir au rez-de-chaussée.

– Par ici monsieur.

Rain se laissa guider, regardant de tous côtés pour prendre connaissance de son nouvel environnement. Ils s’arrêtèrent devant une porte.

– Attendez ici Monsieur Rain, je vais voir si mon maître est disposé à vous recevoir.

Rain lui offrit un petit sourire.

– Inutile de m’appeler monsieur.

La jeune elfe rougit violemment.

– Oh je n’y arriverais jamais monsieur.

Elle s’éclipsa, le laissant seul.

C’est grâce aux relations de sa famille qu’il était là aujourd’hui. Sans eux il aurait sans doute continué à errer pendant encore un moment, mais c’est surtout l’argent qui commençait à lui faire défaut. Lorsqu’il s’était retrouvé acculé, il s’était naturellement tourné vers ses parents en leur expliquant exactement ce qu’il s’était passé. Ils le connaissaient assez bien pour savoir qu’il n’aurait jamais été capable de faire ce pour quoi on l’accusait. Mais évidemment, ils ne pouvaient pas faire grande chose pour lui. Ils appartenaient certes à la petite noblesse, mais leur famille avait toujours su garder le respect de la famille royale et ils étaient trop droits et justes pour trahir les templiers et leurs valeurs familiales. Après sa déchéance, il avait trouvé refuge chez un ami, un ex-templier, ami de ses parents, qui le connaissait assez bien pour lui faire totalement confiance et qui vivait à la frontière entre Férelden et les Terres Libres. C’était avec lui que Rain avait passé ses premières années d’apprenti avant que cet homme ne prenne sa retraite. Rain avait écrit à ses parents qui lui avaient répondu très rapidement, lui donnant les coordonnées de la puissante famille Varinus. Les Andersen et eux étaient amis depuis des générations, malgré les guerres, malgré leur différence culturelle. Leurs ancêtres respectifs s’étaient retrouvés sur le champ de bataille pendant une guerre ou le royaume de Férelden et l’empire de Tévinter s’étaient alliés. Ils s’étaient retrouvés ensemble sur le champ de bataille et s’étaient entraidés, se sauvant mutuellement la vie. Depuis ils étaient devenus frères de sang et avaient décidé que quoi qu’il arrive, leurs familles se respecteraient et continueraient à se couvrir l’une l’autre. Les Andersen avaient donc pensé que Rain serait en sécurité à Tévinter, loin des templiers qui se faisaient plutôt rare dans l’Empire.

Rain avait annoncé son arrivée par courrier mais il ne savait pas comment il allait être reçu. Il jouait sur une vieille promesse et n’était pas tranquille.

La jeune elfe réapparut.

– Mon maître va vous recevoir.

Elle lui indiqua une porte qu’il franchit.

Il se trouvait dans une immense bibliothèque. Une haute cheminée donnait de la chaleur à la grande pièce. Un bureau se trouvait près de la porte fenêtre qui donnait sur les jardins à l’arrière de la maison. Un homme était assis derrière le meuble de bois massif. Il se leva à son entrée et s’avança vers lui. Il était grand, moins que Rain qui était d’une taille et d’une carrure assez impressionnante, mais il ne dût pas se tordre le cou pour le regarder dans les yeux. Son regard perçant, d’un gris argent le scruta un instant. Il portait le costume officiel des Mages de l’Empire, ses cheveux noirs, mi long étaient rejetés en arrière lui dégageant le visage, sculpté par une barbe fine et bien taillée, d’où émanait beaucoup de charisme et de sympathie.

Mais Rain ne baissa pas pour autant sa garde, les Mages de l’empire n’étaient pas réputés pour leur honnêteté.

– Rain Andersen c’est cela ?

– Oui.

– Darius de la maison Varinus. Mais cela, je suppose que vous le saviez déjà n’est-ce pas ? Vous êtes restés bien mystérieux dans votre lettre, mon ami.

– Je voulais, tout d’abord, savoir si vous prenez toujours au sérieux la promesse de nos ancêtres.

Darius sourit et lui indiqua de la main un fauteuil où Rain s’assied, épuisé.

– Je sais que Tévinter n’est pas très aimé hors de nos frontières. Mais je ne briserais pas une aussi vieille promesse. Donc oui ma famille est toujours liée à la vôtre et je vous porterais assistance si je le peux.

Darius lui servit un verre de vin, au goût très sucré, pétillant et très frais, que le jeune homme accepta bien volontiers.

Voilà, Rain était à la croisée des chemins. Soit il acceptait de faire confiance à cet homme et lui expliquait la situation difficile dans laquelle il se trouvait, soit il retournait à son errance, sans savoir comment il allait survivre.

Il avala son verre d’un trait et décida finalement de faire confiance à sa famille. De toute façon il était fatigué de courir, fatigué de se cacher. Il lui avoua donc tout. Advienne que pourra.

Darius l’écouta parler, hocha la tête de temps en temps et finalement prit la parole une fois le récit de Rain terminé.

– Quelle histoire mon ami ! En tant que mage je ne pourrais, de toute façon, pas vous laisser dans cette situation. Vos templiers sont tellement barbares ! Qui y’a-t-il de pire que l’apaisement ?

Rain haussa un sourcil. C’était en fait avec des mages que se situait son vrai problème, mais peu lui importait. Si la menace d’un apaisement suffisait à faire pencher la balance de son côté il ne préféra pas le contredire. L’apaisement était, en effet une horreur et une vraie épée de Damoclès sur les têtes des Mages. Il s’agissait de l’ultime recours des templiers. Un rituel ancien qui leur permettait de supprimer le lien qui existait entre tout Mage et l’Immatériel, leur retirant ainsi tout accès à la magie. Mais ce processus destructeur ne faisait pas que supprimer sa magie à un Mage, il lui retirait aussi toutes émotions, tout ce qui faisait la personnalité de l’individu, ne laissant qu’un légume, sans âme, sans passion.

Rain préféra lui demander :

– Alors vous allez m’aider ?

– Bien sûr, j’ai même une proposition à vous faire. Depuis quelques mois j’ai eu de nombreuses menaces de mort, rien d’inhabituel en soi pour un puissant Mage de Tévinter, mais elles me semblent plus nombreuses et plus insistantes qu’auparavant. J’ai besoin d’un garde du corps efficace. Un ancien templier doublé d’un mage serait un atout non négligeable dans ma manche. Vous serez nourrit et logé et je vous rajoute 5 pièces d’or par jour comme salaire. Cela vous agréait-t-il ?

Rain n’en revenait pas ! Il lui proposait un travail pas trop ingrat et bien payé de surcroît. Il fallait être fou pour ne pas apprécier la générosité de cet homme.

– Oui, bien sûr cela me va tout à fait.

Avec un grand sourire, Darius lui tendit la main, que Rain serra.

– Parfait, nous avons un accord. Evidemment je compte sur vous pour rester assez discret sur votre mission, je vous ferais passer pour un lointain ami, ce que vous êtes presque. Néanmoins je tiens tout de même à mettre certaines choses au clair.

– Dites-moi monsieur.

Le Mage grimaça.

– Appelez-moi Darius, Rain, vous n’êtes pas l’un de mes esclaves !

– Comme il vous plaira Darius.

– Bien ! Vous êtes certes une connaissance mais n’oublier pas qui vous paie mon cher. Je souhaite donc une totale loyauté et une totale franchise de votre part. Si quelqu’un vous approche pour vous proposer de l’argent en échange de ma mort, j’attends que vous refusiez cette offre et veniez m’en parler sur le champ.

– C’est une évidence Darius, et comme vous le savez maintenant je ne suis pas aisément corruptible.

– Oui et j’avoue beaucoup apprécier ce trait de caractère ! La maison a également quelques règles qu’il vous sera sans doute facile à suivre. J’interdis formellement à tous mes employés de se servir de mes esclaves sans mon autorisation, et quand je dis servir, je parle de sexe et de magie. Personne ne touche à ce qui m’appartient sauf indication contraire de ma part. Vous êtes libre de circuler comme bon vous semble et de vérifier tout ce que vous souhaitez dans la maison, excepté l’aile réservée aux appartements de mon père qui se situe dans l’aile sud de la maison. Mon père à ses propres employés et esclaves. Oh et évidemment il ne vous est pas permis d’inviter qui que ce soit dans cette maison sans mon accord. Cela vous semble-t-il insurmontable ?

– Absolument pas Darius. J’espère être digne de la confiance que vous me donnez.

Avec un sourire presque carnassier, Darius lui sourit.

– Je n’en doute pas un instant, Rain.

Il fit tinter une petite cloche. L’adolescente elfe entra.

– Tia, je te confie Rain, un ami à moi qui restera dans la maison pendant quelques temps. Tu lui donneras la chambre bleue et lui montrera la maison.

Il se tourna à nouveau vers Rain.

– Je vais vous laisser vous reposer pour cet après-midi. Mais j’aimerais que vous m’accompagniez ce soir. Il y a un endroit que j’aimerais vous montrer.

Rain comprit que son travail commencerait donc dès ce soir.

– Bien sur Darius et merci encore pour votre généreuse hospitalité.

Rain suivit donc Tia dans le dédale de couloirs pour finalement arrivée dans son nouveau chez lui. La chambre bleue portait bien son nom, quasiment tout y était d’un profond bleu roi d’assez bon goût. Il s’agissait sans aucun doute d’une chambre réservée aux amis de la maison plutôt qu’à ses employés mais il n’allait pas s’en plaindre. Le lit était immense avec des tentures bleues et dorées tout à fait splendides. Une table de toilette, une haute armoire et un bureau en bois sombre venaient compléter la chambre. Il posa ses maigres affaires sur le lit.

– Si vous voulez je peux vous montrer le reste de la maison, monsieur.

– Je t’en prie… Tia c’est ça ? Appelle-moi Rain, avec un petit sourire à son intention il ajouta. J’ai l’impression d’être aussi vieux que mon père quand tu m’appelles ainsi.

Tia lui sourit.

– Je vais essayer alors, mon… Rain.

– Tu vois ça n’est pas si dur. Et oui je veux bien que tu me montres un peu la maison.

Se sentant plus en confiance, Tia babilla joyeusement tout en lui montrant les trésors de la maison. Une autre bibliothèque, où Darius ne venait presque jamais, la grande salle de réception avec ses colonnades qu’il avait déjà vue en entrant, une pièce de bain assez surprenante, avec une baignoire carrée assez profonde pour y immerger le corps et dont l’eau semblait toujours chaude, attendant son prochain visiteur. Rain pourrait donner n’importe quoi pour le plaisir de se sentir propre à nouveau. D’ailleurs il comptait bien l’utiliser dès que possible.

– Si vous le souhaitez l’une des esclaves peut même vous masser.

– Je te remercie Tia, mais je sais m’occuper de moi.

La jeune fille haussa les épaules. Ils se trouvaient maintenant dans un couloir au premier étage qui donnait sur les jardins qu’il n’avait fait qu’apercevoir. Il s’arrêta devant la fenêtre et admira les nombreuses fleurs et plantes qui le composaient. Soudain une femme elfe entra. Elle était grande et élancée, portait une simple tunique longue et ses jambes étaient enserrées dans des bandes de cuir. Ses cheveux légèrement ondulés, d’un roux presque rouge, flamboyaient dans la lumière du soleil et retombaient jusqu’au milieu de son dos. Elle ne ressemblait pas à une esclave ordinaire, et avait dans les mains deux dagues peu ordinaires. Des Sais si sa vue ne lui faisait pas défaut.

Fasciné, il la vit faire quelques mouvements, ses armes à la main, tournoyant, attaquant, parant un adversaire invisible. Elle semblait savoir ce qu’elle faisait. Qui pouvait-elle bien être ? Pas une simple esclave en tout cas. Il allait se tourner vers Tia mais elle avait disparu au détour d’un couloir, sans s’apercevoir qu’elle n’était plus suivie. Lorsqu’il se tourna à nouveau vers les jardins la femme elfe n’était plus là. Troublé, Rain parcourut les lieux du regard, mais ne la trouva nulle part. Avait-il rêvé ?

Il ne savait pas trop pourquoi mais il sentait que son séjour dans cette maison n’allait pas être de tout repos. Elle sentait le mystère. Et franchement jusqu’ici les mystères ne lui avaient pas trop réussi.

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